2017, tu es à nous!

Un logo c’est une réelle symbolique, c’est simple pourtant ça en dit long.
Un logo doit vous refléter en un coup d’oeil, un sacré défi pour nos amis designers.

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DROM évolue avec le temps et son logo aussi, il est temps pour nous de présenter le troisième logo officiel de notre histoire.

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Ce logo représente notre constante évolution, notre apprentissage, il parle de lui même, dit qui on veut être et dans quelle direction on se dirige.

Depuis la création de DROM il y a maintenant 4 ans beaucoup de choses ont changé :
– Notre métier s’est précisé : Développer, concevoir et distribuer des textiles et équipements légers innovants, performants et stylés pour les sportifs.
– Notre équipe a changé : Sofian Bettayeb, qui a co-fondé la société à mes côtés a quitté la société en octobre 2015, d’autres personnes ont rejoint la société pour créer cette nouvelle vision et ambition commune.
– Nous nous sommes diversifiés dans d’autres sports que le Paintball sportif

Une chose est restée inchangée depuis les balbutiements de DROM : ses valeurs.

Le sport, le dépassement de soi, le commitment (l’engagement dans ce qu’on fait), la passion.

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Different regarding our mentality, our mindset, our motivation. Chaque personne qui fait partie de cette aventure respire ces valeurs, chacun à sa manière.

Ce nouveau logo est la suite logique de nous mêmes, de notre évolution, de notre apprentissage de la vie.
Vif et agile, jeune et plein de fougue, rapide et perforant, passionné et déterminé.
Il incarne parfaitement qui on est aujourd’hui. #YourDecision

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J’espère que vous porterez ce logo fièrement sur les terrains de sport, moi il n’y a pas de doutes. 🙂

Kcoulm

Jersey #Armor de la gamme Endurance

DROM est une marque de sport spécialisée dans le Paintball de compétition et j’ai la chance d’en avoir la gérance depuis maintenant près de 3 ans.
Nous concevons et distribuons des équipements qui se veulent innovants, performants et stylés aux joueurs de Paintball.
DROM est arrivé sur ce marché avec une réelle volonté d’être un « Game changer ». Une image sport, des produits orientés performance. Les valeurs du sport jusqu’au bout des ongles; « Different regarding our mentality » telle est la signification des lettres D R O M.
Une nouvelle mentalité dans ce jeune sport qui évolue vite.
Jusqu’à présent les produits DROM étaient concentrés dans une seule gamme, la gamme « Athlete ».
Gamme sous le signe de la performance, la légèreté, la flexibilité.
Cette gamme est véritablement venu bouleverser les codes de l’équipement dans le Paintball et nous en sommes très fiers.
2016 voit arriver une nouvelle gamme dans le catalogue DROM : la gamme « Endurance ».
Cette gamme réside sous le signe du confort et de la sécurité.
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Avec nos 3 petites années d’expérience dans l’équipement pour le Paintball de compétition, on arrive à discerner deux tendances principales dans les besoins exprimés par les joueurs.
Une partie est à la recherche constante de performance. Comment aller plus vite sur le terrain, comment être une cible plus petite, plus agile.
Une autre partie est plus à la recherche d’un équipement confortable, agréable à porter, dans lequel on se sent en sécurité.
La gamme Endurance est faite pour répondre à ce besoin. Elle peut aussi servir à des gens qui cherchent la performance pendant les compétitions mais qui ont besoin d’un équipement fait pour de la répétition à l’entrainement. Quand on fait des dizaines de répétitions à l’entrainement, il faut avoir l’équipement conçu pour.
Le premier produit à sortir dans la gamme endurance sera le Jersey Armor.
A la différence du Jersey Agility que tout le monde connait, il a un « grammage » de tissu plus élevé, des paddings à des endroits précis, une coupe plus classique, des coutures encore plus solide et un produit qui reste super technique.
Il reste évidemment 100% customizable.
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Souhail, responsable du développement de produits à DROM nous dit : « C’est la juste mesure entre confort, style et performance. »
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Ce jersey est disponible dès maintenant, si ça vous intéresse c’est par ici, si vous voulez recevoir un échantillon pour le voir en vrai n’hésitez pas à me contacter.
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D’autres produits sont en développement et viendront agrandir la gamme DROM Endurance mais on a décidé de les garder au chaud pour ne pas se mettre la pression et devoir sortir un produit plus vite que prévu, erreur déjà faite dans le passé.
Alors ça vous parle ce nouveau jersey ?

En quête de lucidité

Depuis maintenant plus d’un an j’apprends à jouer au Squash, je m’intéresse à son aspect compétitif dans l’optique de progresser.
Ça me permet de faire plusieurs parallèles avec le Paintball sportif et c’est passionnant.

Ces deux sports débordent d’énergie. Ça va vite, ça va fort et dans un match on est face à une constante prise de décisions; parmi une infinité de solutions disponibles.

Un bon joueur de Squash essaie constamment de vous faire sortir de votre zone de lucidité. Il va varier les tempos, il va varier les longueurs, il va essayer de vous faire mal physiquement. Son objectif est simple : réduire votre lucidité, ce qui impactera directement la qualité de vos décisions.
Au Paintball on retrouve la même dynamique, vous ne voulez surtout pas laisser votre adversaire dans un fauteuil. Vous voulez le bousculer pour qu’il commence à prendre des décisions qui ont des Expected Value négative (EV-), des décisions qui vont le faire perdre sur le long terme.

Après 11 ans de Paintball mon niveau de lucidité sur le terrain est très haut.
Je sais comment me concentrer, je sais comment mes adversaires vont vouloir me bousculer, je suis conscient du bruit, des arbitres, de l’hyper-activité d’un match et je sais en faire abstraction. Dans ma tête ça se passe en slow-motion, j’ai le temps de prendre les bonnes décisions.

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Pour avoir un très haut niveau de lucidité, il faut tout d’abord parfaitement maitriser les fondamentaux :
– Se déplacer sur le terrain
– Slider
– se déplacer en tirant
– Faire un « Snapshoot »

Il faut que ces éléments de bases soient suffisamment des automatismes pour qu’ils occupent une place insignifiante de votre espace de RAM disponible.

Votre condition physique est également un élément crucial dans cette quête. Si votre corps souffre, si vous devez puisez dans vos ressources pour faire fonctionner votre machine, votre capital lucidité va en pâtir.

Si je devais choisir un ambassadeur de la lucidité dans le Paintball ça serait Ryan Greenspan.
Quand vous le regardez jouer vous avez l’impression qu’il est au ralenti. Il y a pourtant une grande vitesse dans chacune des ses actions mais l’efficience de ces dernières vous donne une vision biaisée.
Ne pas se presser pour Reloader quand ce n’est pas nécessaire ou ne pas faire un geste brusque, éliminer complètement les gestes inutiles.
Garder seulement le concentré des mouvements important sur le terrain.
Chaque action sur le terrain sera alimentée par votre lucidité et votre capital est limité. C’est à vous de l’optimiser.
Ryan le fait parfaitement, cela lui permet d’être concentré 100% du temps sur le jeu, sur ses décisions. Il ne rate jamais une ombre, un bruit, un obstacle qui bouge, un arbitre qui fait un mouvement, un feeling.

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Le stéréotype inverse c’est un jeune joueur qui a une bonne technique mais qui a la tête dans le guidon, qui enchaîne geste brusque sur geste brusque à 40 mètres de ses adversaire. Le résultat est souvent sans appel, qualité de décision très faible et donc beaucoup, beaucoup d’erreurs.

Avec ma toute petite expérience dans le Squash, si je devais choisir le joueur qui m’a le plus impressionné par sa lucidité sur le terrain ça serait James Willstrop. Un joueur Anglais de 33 ans, il est loin d’avoir le physique le plus imposant du circuit, pourtant il est souvent dans le carré final des tournois les plus prestigieux et a déjà été à la première place mondiale.
Son timing est excellent, son niveau de concentration sur chaque balle est impressionnant, il ne tape pas la balle trop tôt, il ne la tape pas trop tard, ses mouvements sont fluides et le moins brusques possible. La qualité de ses décisions est hors norme.

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Quand James est dans son A-game il devient imperturbable, même par la crème du Squash mondial.
Dans le haut niveau la lucidité se trouve dans les détails, sur le terrain et dans le Pitt, quand vous Reloadez, quand vous courrez, quand vous mettez de l’air ou que vous remplissez vos pots.
Votre capital de lucidité est limité et demande à être choyé alors à vous de jouer. 😉

KCoulm #90

 

Le Paintball de demain

Le Paintball évolue avec le monde qui l’entoure.

 

L’année dernière on a vu naître en France le concept de Proleez. Leur mission ? Proposer une solution d’équipement professionnel à tous les joueurs de Paintball.

Créer de nouveaux joueurs dans le Paintball est constamment une difficulté, l’investissement initial est souvent colossal. Chaque début de saison c’est un coup dans votre trésorerie, et si cette vague est mal gérée, elle peut se transformer en catastrophe et vous éloigner de votre sport préféré.

 

Via le système d’abonnements, Proleez vous permet de jouer avec le meilleur matériel sans avoir à débourser une grosse somme en début de saison.

 

Il existe 3 packs selon vos besoins et votre budget, le matériel vous est prêté, à la fin de la saison vous avez une option d’achat à prix réduit. Vous pouvez également simplement rendre le matériel et repartir sur les nouveautés de la saison qui arrive.
Votre matériel a un soucis ? Vous téléphonez à Proleez, vous leur renvoyez l’équipement en question et vous en recevez un autre de remplacement le lendemain. Pas question de rater un training.
Proleez propose des partenariats individuels ou en équipe, ils sont évidemment plus intéressants en équipe. Par exemple, si au moins 4 personnes de votre équipe prennent un pack #Ultimate chez Proleez, chaque joueur recevra un jersey DROM #Agility ou #Armor custom gratuitement!

 

Demandez à Bordeaux Pirates, Space Pigs, Nissa Nice, Vision PPC Grenoble, ils ont tous bénéficié de ce partenariat au top.

 

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Guillaume Tardy, un grand passionné de Paintball sportif, de Marketing et d’entreprenariat, fondateur de Proleez nous a rendu visite dans les bureaux de DROM récemment. Nos deux entreprises travaillent pour une collaboration encore plus proche. On vous prépare de belles choses pour la saison à venir.

 

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Si vous voulez postuler pour un partenariat avec Proleez n’hésitez pas, c’est par ici.
Du 15 au 17 septembre prochain vous pourrez rencontrer Guillaume de Proleez directement sur le stand DROM à Chantilly pour la dernière manche du Millennium Series.

 

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#UpgradeYourTeam #YourDecision

Le Momentum

Cette saison j’ai eu la chance de faire immersion dans un groupe 100% Américain, basé à San Antonio : X-Factor.

L’équipe m’a proposé en fin de saison 2015 de les rejoindre, c’était une belle opportunité pour moi mais aussi un choix difficile, celui de quitter l’équipe qui m’a permis d’évoluer sur le circuit Américain pendant 3 ans, RL Moscow.

Cette nouvelle aventure est extrêmement enrichissante pour moi, d’un point de vue sportif mais aussi du côté humain.

Jouer dans une équipe Russe / Européenne sur le sol Américain n’a rien à voir avec l’immersion complète dans une équipe Américaine.

 

Une des choses qui m’a le plus marqué depuis mon arrivée dans ce nouveau groupe à la culture totalement différente c’est le niveau de spiritualité qui est mis dans le jeu. Etant une personne ultra rationnelle et en plus de ça, Français, c’était un aspect qui m’était clairement inconnu.

Enfin, comme tout le monde je disais savoir que les Américains avaient l’amour de la gagne, étaient des mauvais perdant, mettaient du coeur à l’ouvrage et quelques autres préjugés pas toujours faux.

 

Pour moi, on s’entraine, on se prépare, on vient le jour de la compétition, on s’échauffe, on se concentre, on joue. Si on est meilleur on gagne. Si on est moins bon, on perd.
J’parie que ça vous parait plutôt évident comme réflexion. Pas pour un Américain.

 

Il manque un ingrédient crucial pour eux : la spiritualité.

La croyance de la victoire, la connexion qui est faite entre chacun des joueurs via la confiance, l’énergie dégagée par chacun.

Un Pitt Area Européen / Russe est réputé pour être calme et organisé.

 

Un Pitt Area Américain est tout sauf calme, il vit au rythme de la tempête, au rythme du Momentum. Il est dans l’excès de joie, dans l’excès de haine, dans l’excès tout court.
La positive attitude y est une règle mais les montagnes Russes une réalité.

 

Il est arrivé à plusieurs reprises que notre Coach nous dise à la fin d’un match que notre Pitt Area manquait cruellement d’énergie.
Ce qui est fort c’est que j’ai 2 coachs, un avec mon équipe Française et un avec mon équipe Américaine. Ca me permet donc facilement de pouvoir comparer les styles, et la différence est flagrante.

 

Pour un Américain, sur le terrain il y a constamment un objet qu’ils appellent « Momentum ».

Je n’ai pas trouvé de mot équivalent en Français alors je vous ai mis un extrait de Word Reference.

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D’après eux, il n’y a qu’un seul Momentum sur le terrain et c’est à vous de le mettre de votre côté. Et ceci ne se fera pas tout seul.

D’après eux, le Momentum c’est ce qu’il y a de plus important. Vous avez beau vous être bien entrainé, bien préparé, si le jour J vous n’êtes pas dedans, vous n’avez pas d’énergie, vous êtes « flat », vous n’aurez pas le Momentum avec vous et vous allez perdre.

C’est, et de loin, l’élément le plus important pour eux.

 

J’ai beaucoup d’exemples de ces moments où le Momentum a été un acteur clé du match, les deux que j’ai en tête sont assez frais.

 

Le premier c’est justement avec Xfactor pour mon deuxième tournoi avec eux à Dallas.
On joue San Diego Dynasty, on est mené 5-2. Dynasty est surement l’équipe qui met le plus d’effort pour capturer le moment et le posséder. Ils nous rentrent dedans dès le début du match, on est sonné, ils sautent partout, entonnent le mythique D-Y-N-A-S-T    YYYY.

Ils nous écrasent psychologiquement, ils nous montrent qu’ils sont chez eux et qu’ils ne nous laisseront pas respirer, que ce moment leur appartient.

La réaction d’Xfactor est claire, combattre cette mauvaise passe par de l’énergie, des cris de motivations, des « pep talks ». Le moment qui fait la différence c’est le point suivant, Colt Roberts fait un « move » incroyable dans le centre, débloque la situation et gagne le point.

Notre Pitt Area est en feu, ça ressemble à une tribune d’Ultra dans le vélodrome.

Dynasty est abasourdi, ils essayent toujours de s’imposer, de faire du bruit de mettre de l’énergie mais on sent que ça perd de la vitesse. La confiance s’efface, doucement et surement. Du Côté X-factor, au contraire, elle se construit.

On gagnera ce match 6-5 et toute la remontée illustre parfaitement ce combat spirituel et psychologique entre les deux équipes.

Un deuxième moment marquant pour moi cette saison, la victoire en finale à Londres contre Edmonton Impact, 7-6 en Overtime après avoir été mené 5 – 1 contre la meilleure équipe du monde depuis plusieurs saisons.

Au moment où on est mené 5 – 1 on a aucune solutions, on est sonné, voire KO. La seule chose qui peut casser cette dynamique c’est un changement de rythme, un changement de Momentum radical.

On décide de prendre énormément de risques au Break, ça paye, on fait des Moves spectaculaires, le public apprécie et fait du bruit.

Le point suivant c’est quasiment la même chose, à chaque point un joueur de Tonton fait un Move spectaculaire ou une action audacieuse qui a de la réussite. En deux points on a réussi à renverser la tendance.

On était mené 3 – 5 mais on avait repris les rênes du matchs et tout le monde le savait, eux et nous. Le public avait fait son choix et mettait une ambiance électrique.

A ce moment là Pascal Hausser, notre coach nous donne la consigne suivante : « Les gars, faites ce que vous voulez sur le prochain point, ce que vous sentez, quoi qu’il arrive, ça va marcher ».

Au bout de 11 ans de Paintball je découvre un tout nouveau chapitre du sport, je découvre à quel point un match peut être gagné ou perdu seulement sur l’aspect psychologique.

Ca faisait 3 ans que j’entendais les Américains se crier dessus en se disant « Don’t be flat » et je me répétais que c’était débile.

Albert Einstein — ‘The more I learnthe more I realize how much I don’t know.’

Off-season!

Hello tout le monde,

Il y a un an je faisais un bilan sur ma saison 2014, je me suis dis qu’il serait logique de faire la même chose sur ma saison 2015.

Dans sa globalité c’était une assez bonne saison :

LNP : 1ère place (1ère en 2014)

1vs1 : 1ère place (1ère en 2014)

CPL : 3ème place (6ème en 2014)

PSP : 11ème place (12ème en 2014)

Tout a été amélioré donc je ne peux pas me plaindre, mais j’ai quand même un goût assez amer pour certaines choses.
Tout d’abord la troisième place en CPL peut paraître super et elle l’est, mais sachant que le titre était juste devant nous, c’est difficile de l’apprécier à sa juste valeur.

Quand à la 11ème place à la NXL, pour ma troisième saison la bas, je ne m’en satisfais pas du tout. J’espère que mon changement d’équipe (Xfactor, classé 3ème en 2015) me permettra de viser plus haut.

Un titre de champion de France de plus qui est toujours plaisant. Et enfin, je me suis permis de m’auto-proclamer 1er en 1vs1, simplement car ma prestation a été aussi bonne que 2014 (1 victoire et une finale sur 4 tournois) et qu’on ne nous a pas donné l’opportunité de nous départager dans la finale des finales cette année.

L’objectif de 2016 est clair, c’est de voir des 1 à chacune de ces compétitions. Je participerai bel et bien à ces 4 même compétitions et je compte les remporter.

Ma routine de off-season n’a pas vraiment changé.

Trail, Crossfit, Escalade, Squash.
J’essaie de m’ouvrir l’esprit, de travailler mes points faibles et d’arriver en 2016 plus neuf que jamais.

See you on the field!
Peace.

KCoulm

2016

Après trois saisons aux côtés de Moscow RL sur le championnat Américain, j’ai décidé de quitter l’équipe suite à une proposition de l’équipe San Antonio Xfactor.
Ces 3 années ont vraisemblablement été les plus riches de ma vie.
Apprendre un nouveau système de jeu, découvrir une culture complètement différente de la mienne, jouer avec une franchise légendaire, aller m’entrainer à Moscow et découvrir un pays que je ne connaissais pas, faire des rencontres, beaucoup de rencontres, des gens extraordinaires.

Après trois ans au sein de RL, nos résultats ont été constant, mais ils ont été très mitigés. A côté de ça Xfactor vient de réaliser sa plus belle saison avec 2 finales et une troisième place au général de la NXL. Un système de jeu que j’apprécie, un coach que je vais devoir apprendre à connaître mais avec qui je partage déjà plein de choses en commun, un propriétaire hors du commun, des joueurs talentueux avec qui je partage déjà une grande amitié pour certains. Un terrain d’entrainement parmi les meilleurs aux US.

Le choix de quitter mon équipe de coeur, celle qui m’a donné ma première chance sur le sol américain, de quitter des amis, a été très difficile mais mon choix est fait.
Un nouveau challenge, de nouvelles rencontres et de nouveaux objectifs.
2016, bring it on. Toulouse Tonton en Europe et San Antonio Xfactor aux US.

Je vous propose un petit reportage photo des ces 3 dernières saisons avec RL.

2013-03-01 22.17.01 2013-03-03 09.50.46 2013-03-03 15.15.05 2013-04-28 13.15.28 2013-08-04 19.29.38 2013-08-05 02.42.55 2013-08-09 21.33.23 2013-09-14 20.05.35 2013-10-08 07.46.20 2013-10-13 20.27.26 2013-12-31 17.21.26 2014-02-26 18.35.00 2014-03-01 09.51.35 2014-03-03 15.46.51 2014-03-05 11.15.26 2014-03-08 15.32.49 2014-03-10 11.50.29 2014-03-12 09.25.08 2014-03-13 09.40.18 2014-04-26 20.43.21 2014-04-26 20.49.05 2014-04-28 17.31.49 2014-04-29 21.48.29 2014-04-30 21.14.35 2014-05-05 11.01.16 2014-06-14 16.35.34 2014-06-15 15.33.10 2014-06-16 11.02.11 2014-06-16 11.00.38 2014-06-16 12.33.14 HDR 2014-06-18 13.13.31 2014-06-21 18.29.06 2014-06-22 22.54.33 2014-08-04 13.54.15 2014-08-08 21.09.14 2014-08-05 16.21.20 2014-08-09 06.21.10 2014-08-09 12.10.46 2014-08-09 21.52.21 2014-08-10 05.18.13 2014-10-05 20.59.08 HDR 2014-10-05 21.01.59-1 2014-10-05 21.02.28 2014-10-09 18.27.44 2014-10-29 10.27.11 2015-03-09 16.03.58 2015-03-10 21.41.43 2015-03-10 20.20.47 2015-03-13 17.24.13 HDR 2015-03-15 13.47.45 2015-05-29 07.12.18 2015-05-31 13.05.45 2015-05-31 13.05.51 2015-05-31 21.40.54 2015-06-01 07.01.54 HDR 2015-06-02 20.50.22 2015-06-02 13.44.09 2015-06-02 15.28.47 2015-06-02 15.55.28 2015-06-03 18.11.12 2015-06-03 20.16.53 2015-06-07 20.56.57 2015-06-07 10.43.05 2015-06-07 22.08.11 2015-08-01 07.15.52 HDR 2015-08-05 20.41.45 2015-08-09 14.43.21 2015-08-09 21.02.11 2015-08-10 02.08.00 2015-08-11 12.24.35 2015-10-12 09.59.03 2015-10-15 15.51.30 2015-10-15 18.08.22 2015-10-18 21.54.45

Je n’ai jamais trouvé le pantalon de Paintball de mes rêves alors je l’ai créé

10 ans de Paintball de compétition dans les jambes et une chose constante : ma déception vis à vis des pantalons que j’ai porté.

Le Paintball est un sport unique qui demande à ses pratiquants des mouvements et des positions particuliers.
Le Paintball évolue, le Paintball se professionnalise, il devient de plus en plus sportif, notamment avec l’apparition du format « Jeu long » il y a quelques années.

Les besoins évoluent.

Aujourd’hui sur le terrain on recherche de la vitesse, de l’endurance, de la souplesse.
Votre pantalon peut vous aider, ou vous handicaper.

Savez vous qu’on a près de 10 kilos de matériel sur nous pendant le jeu ? Il est d’après moi très important d’optimiser le poids et l’impact de cet équipement sur vos performances.

J’ai joué avec pas mal de pantalons présents sur le marché, mon constat a souvent été le même : trop lourd, trop gênant.
Mon gros manque de souplesse couplé à un pantalon mal construit / pensé m’handicape clairement.

En 2012 DYE sort son pantalon UL (UltraLight), cette avancée m’a fait extrêmement plaisir et je félicite DYE pour ce choix. Ce n’était clairement pas facile à assumer car ça allait clairement à l’encontre des codes du marché. On n’était pas habitué à porter un pantalon de 600 grammes, on n’était pas habitué à porter un pantalon avec une coupe typée sport.
DYE a reçu pas mal de critiques par rapport à cette gamme, beaucoup de préjugés. De ce que je vois, l’immense majorité de gens qui ont essayé ce pantalon ont été convaincu.

La tendance se confirme puisqu’en 2015 c’est au tour d’HK Army puis de GI sportz de sortir un pantalon new generation. Léger et flexible.

J’ai eu la chance de jouer avec les 3.
Mon classement personnel est le suivant : GI Sportz, DYE, HK Army.

Les défauts que je leur trouve :
– Le GI est trop fragile
– Le DYE a une coupe particulère et la ceinture est trop gênante
– Le HK Army a une « fourche » trop basse ce qui gêne dans les mouvements

Et si le pantalon de mes rêves était un mélange de ces 3 pantalons ? Presque 🙂

Il y a près d’un an maintenant on a commencé à travailler sur le pantalon de nos rêves à DROM.
Léger (500 grammes et quelques 🙂 ), flexible, solide, un système de serrage simple et innovant inspiré des pantalons de Ski / Snow.
Je veux pouvoir me déplacer sur le terrain sans même savoir que je porte quelque chose, je veux être libre comme l’air.
Le pantalon DROM FreeMotion s’annonce bien. 😉

Niveau style, Nicolas, directeur artistique à DROM nous dit :
« Aujourd’hui dans le paintball, le jersey est un équipement de jeu vitrine de l’équipe. Complètement customisable aux couleurs des joueurs et des sponsors, il est la zone d’expression la plus importante.

D’un point de vue purement esthétique, la surenchère d’éléments graphiques donne aux joueurs de Paintball, au choix, un look de sapin de Noël ambulant ou d’hommes en pyjama.

Afin de coller aux codes sportifs, le pantalon de Paintball doit être sobre et simple. Dans notre casual dress-code, le bon gout nous empêche de porter un pantalon et un T-shirt de la même couleur, pourquoi ne pas appliquer ces règles du bon gout au Paintball ?

Dans notre constante recherche de proposer des équipements performants, sportifs et stylés, nous avons décidé de commercialiser un pantalon noir et seulement noir. Classy, non salissant et passe partout, le noir s’est imposé à nous comme la couleur la plus cohérente à proposer à nos équipes. Cette couleur n’est pas envahissante, met en valeur le jersey et peut s’adapter/se marier aux designs de toutes les équipes.

Evidement des détails de couleurs subtils peuvent venir souligner l’identité graphique des équipes et venir donner une touche de personnalisation au pant. Mais dans un premier temps, faisons simple, faisons bien, faisons performant.

Pour revêtir un look de sportif et non plus un look de Paintballer, un pantalon de jeu doit être fitté, doit être esthétiquement sobre et doit être uni. »

Que dire mis à part que je rejoins complètement son avis.

Performant, innovant et stylé, le Pantalon DROM FreeMotion est un réel game-changer.

FB

Et vous c’est quoi le pantalon de vos rêves ?

#Inside – Manche de NXL à Virginia Beach avec Moscow RL

[ENGLISH VERSION BELOW]

Le début et la fin se ressemblent toujours étrangement, 20 heures de voyage, souvent seul. Cette fois ci avec Fabrice Colombo à l’aller.

Je hais ce moment interminable mais dans un sens, il me fait du bien. Il me permet d’écrire, de réfléchir, vraiment réfléchir. Hé oué, quand le téléphone ne vibre pas toutes les 10 secondes c’est plus simple de se plonger dans un sujet.

On arrive assez tard le vendredi soir à Virginia Beach, tout le monde est déjà là. Loic et Axel viennent nous chercher, direction la douche et le lit.
Généralement la première nuit n’est pas la meilleure. Ceux qui dorment après 5h sont considérés comme des bons.

Petit dej’ au bord de la mer avec Loic, ensuite c’est direction le terrain d’entrainement pour un practice contre Houston Heat.

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2015-08-01 06.59.59 2015-08-02 07.18.48

Le site est top, une armée de jeunes joueurs nous accueille avec le sourire. Ils nous remplissent les pots, ramassent nos pots sur le terrain, arbitrent, nous tiennent le chrono pour nous régler, ils ramassent les déchets, ils nous apportent de la glace, des pastèques. Du jamais vu. Un rêve, un luxe auquel on s’habitue beaucoup trop vite. Je ne les remercierai jamais assez pour leur aide et leur serviabilité.

Côté Paintball c’est moins flambant. Le réveil est cinglant, il n’a pas le goût de pastèque fraiche.

Houston Heat est une des top teams mondiales, ils ont commencé leur préparation il y a déjà plusieurs jours sur le terrain. Ils connaissent mieux le layout que nous, ils ont le décalage horaire derrière eux et ils ont une bille un poil meilleure que nous. (J’ai pas trouvé d’autres excuses).

De mémoire, on se prend un 23 à 7.

Le genre de truc que l’on n’est plus habitué à se prendre en Europe.

Il fait chaud, beaucoup d’humidité, on a la tête sous l’eau toute la journée. Le bilan de la journée ?

« A tough practice is a good practice »

Ensuite, c’est direction la plage, Beach volley à volonté.

Le lendemain, on remet le couvert contre Heat. Le training n’est pas significativement mieux. Un peu mieux surement.
Mais on se prend toujours des tanées et ça commence à me chauffer sérieusement les oreilles.

On gagne un poil plus de points que la veille mais c’est pas encore ça du tout.

L’équipe est composée de 6 joueurs Russes et 4 joueurs Français (4 Tonton). Parmi les russes, 2 joueurs experimentés de chez RL, Kirill et Den. Le reste est fait de jeunes joueurs prometteurs s’entrainant à raison de 5 fois par semaine depuis quelques années.
Malgré ça, il leur manque encore beaucoup d’expérience et surtout d’expérience de tournois.

On jouait avec une ligne quasi Française et une ligne Russe, donc un point sur 2. Les russes avaient du mal mais nous, c’était pas vraiment mieux.

Sur ce layout je me suis retrouvé côté snake à jouer l’insert / l’attaquant. J’étais assez content de cette place, l’insert est une place assez complexe mais vraiment intéressante, l’attaque est assez classique mais loin d’être facile avec deux obstacles avant le snake très techniques à jouer. Un corner très puissant.

On débrief rapidement le weekend mais n’y a pas grand chose à dire, on ne joue pas très bien, on ne parle pas trop sur le terrain, on n’est pas performant individuellement. Une sorte de mélange qui fait que ça ne marche pas.

Lundi c’est off, j’en profite pour amener Fabrice et Axel à la Box de Crossfit la plus proche. Un WOD bien cardio, on se tue comme il faut histoire de bien récupérer pendant la journée dédiée au repos . (GG les gars).

Mardi on s’entraine contre Heat et Impact.
Ce practice était fou.
Le niveau était juste impressionnant. Impressionnant à jouer, impressionnant à regarder.
Ca va vite, ça va fort, ça tire droit, ça bouge vite au bon moment, ça communique énormément.

Il n’y a pas de place au doute, chaque petite erreur est immédiatement sanctionnée.

Mon ressenti sur un practice comme ça, c’est que ça demande énormément de concentration, on n’a aucun moment de répit pendant les points. Pas que l’on s’endorme sur le terrain en Europe mais là, ça va juste trop vite.
Chaque fight est dur, il faut s’arracher sur chaque move.
On a pas joué beaucoup mais à la fin on est complètement vidé, mentalement et physiquement.

Le genre de practice qui fait progresser à grands pas. On était vraiment heureux d’avoir la chance de faire partie de cette petite minorité de gens qui se fightent contre la crème du Paintball.

Niveau résultat c’est assez mitigé. On finit à 7-13 sur la journée. L’équipe joue beaucoup mieux qu’au début mais on n’est pas du tout en confiance.

Axel qui jouait au début côté snake avec moi, a switché pour les voiles où il se sent beaucoup mieux et fait du dégât.

Mercredi Off.

Jeudi on se rend sur le tournoi, on s’enregistre et on se fait un petit practice d’une demi heure entre nous histoire de prendre nos marques, tirer de la bonne bille.

Friday is fight day.

Premier match contre Chicago Aftershock, match décousu des deux côtés. On donne des points que l’on doit gagner, Aftershock prend des pénalités. On est mené 4-3 et on doit marquer le point en 2 minutes. C’est la ligne française qui s’y colle.

On marque le point avec 10 secondes restantes et le dernier joueur d’Aftershock prend une pénalité majeure, ils partent à 3 sur le point d’Overtime. On gagne le match.

On n’est pas très satisfait, mais un match gagné est un match gagné. On sait que l’’on va devoir mieux jouer mais on reste positif.

Personnellement je suis content d’être dans le Snake, j’ai de bonnes sensations.

Deuxième match contre Tampa Bay Damage, il est ultra important et on le sait. La ligne française commence à jouer. On prend les 3 premiers points de façon expéditive. On les écrase complètement au break côté snake, ils n’ont pas de solutions.

On joue bien.

Je joue attaquant Snake avec Fabrice derrière moi et Loic au départ. J’ai l’habitude de jouer avec eux, on est performant à 3.

2015-08-11 12.25.14

On gagne le match 7-4 et on est en très bonne position pour jouer dimanche. Il faudra gagner au moins un des deux matchs le lendemain.
La confiance est là, ça fait vraiment du bien au moral après deux manches très difficiles aux US cette année.

On va se manger un gros steak avec toute l’équipe et on profite.

2015-08-09 14.43.11

2015-08-09 14.43.21

Le lendemain notre premier match est contre San Antonio Xfactor, les finalistes de la dernière manche de NXL.
Le match est serré, Fabrice et moi prenons une pénalité majeure chacun, très débile, ça nous aide pas du tout.
On est mené 4-3 et il reste 2’07 pour marquer le dernier point.
Sur ce point le coach m’envoie au 10, premier obstacle côté snake. Xfactor fait de même. On perd Den rapidement puis Fabrice.
On est à 3 vs 5. Je suis côté Snake plus ou moins seul contre 2. Ils me saturent de billes pourtant je vais devoir y aller. Ils font le move avant moi et prennent un cran d’avance. Je regarde le temps et il reste 1’05.

Dans ma tête c’est le gros moment de doute.

Les Odds ne sont pas avec moi. Je doute. Je n’y crois pas.

Néanmoins j’y vais car c’est la seule chose à faire. Je prend mon courage à deux mains et je me dis la chose suivante : Tu as 1 minute pour marquer le point, toi seul.

Il y a eu une énorme averse la nuit de vendredi à samedi et le snake est très boueux, plutôt collant. Ca le rend difficile à jouer.
Je force le passage dans le Snake, je tue un joueur dans mon passage. J’arrive au Snake 3, je me lève et vois 3 cibles parfaites. J’en tue 2 et en manque un. Je reload mon dernier pot à côté dans la boue. Il me reste 10 billes et 20 secondes.
Je fais un snap sur le joueur qui a recalé au corner Snake. Je le tue mais je mets 10 secondes à le savoir.

Je pars charger le dernier joueur, je le tue dans le dos mais il me manquera 3 secondes pour égaliser.

On s’incline 3-4.

2015-08-11 12.24.35

Cette action m’a évidemment fait réfléchir. La leçon que j’en tire c’est que croire en soi est crucial et peut permettre à quelqu’un de se surpasser. C’est un Américanisme à n’en pas douter, c’est bateau quand on l’entend mais pour moi ça a du sens et il ne faut pas le dire si on ne le pense pas très fort.
J’ai tué 5 joueurs en 40 secondes. Sur le papier c’était juste impossible. Moi même je n’y croyais pas, et c’est d’ailleurs très bête de ma part.

J’ai pris une belle leçon et j’apprends de plus en plus que les croyances limitantes sont notre plus grosse source de frein dans la vie.

Cette défaite n’est pas grave si on gagne notre dernier match contre Trenton Topgun, équipe plus faible sur le papier. Le plan se déroule sans accroc.

Je manque de faire une belle action, je me sors d’un 1vs2 en allant dumper un joueur. Je me retrouve en 1vs1 et je le perds à cause d’un énorme manque de lucidité. Un truc incroyable. Je suis à 5 mètres du buzzer mais je n’ai pas la présence d’esprit d’y aller et évidemment je prends ma bille.

On gagne le match 8-3.

Let’s move on to Sunday Club.

Dimanche quart de finale contre San Diego Dynasty. Belle affiche !

Je suis très motivé, je crois en moi et je crois en mon équipe. Je sais qu’on va gagner.
Je m’échauffe bien, je m’étire bien. Je me sens bien dans mes affaires et dans mon corps. Mon esprit est prêt.

J’ai décidé d’entamer le match en ne faisant pas le timide. Je veux être dans le Snake avant eux et je veux tuer des gens.

Les premiers points sont de toute beauté. Axel joue super bien dans les voiles. Den est solide derrière lui. Loic est performant au Break. Fabrice est partout. Je suis dans le Snake avant eux et je tue des gens. Je domine et je le sais.
Je joue vite et fort mais intelligemment. J’ai un edge et je le sens.
On mène 3-1 et 2/3 du temps de jeu est passé.

Ce quart de finale est à nous.

Le cinquième point dure longtemps, j’arrive dans le Snake, je décide de jouer plus conservateur, ils arrivent également dans le Snake.
Je ne pousse pas comme au début du match. Je leur laisse faire le jeu. Je les laisse venir.
Je prends un shoot magnifique du côté voile, un joueur a reculé pour m’envoyer 3 billes à travers le terrain dans un micro V, les 3 dans ma tête. Un shoot d’équipe, un shoot d’intelligence. Leur communication a payé.
Loic essaye de suite de recoller au corner Snake mais n’arrive pas en vie.

Le chateau de carte s’éffondre. 3-2.

6ème point, je perds Fabrice au break. On tue un joueur chez Dynasty. On se retrouve à 4-4. Le point s’éternise. Je ne bouge pas de mon 10. Loic et moi saturons le côté Snake.
Le temps file. Je regarde le chrono. 3 minutes. 2 minutes. 1 minute. Le joueur en face de moi force le passage. Je recolle de suite.
J’avais eu l’opportunité d’avancer au préalable mais j’avais décidé encore une fois d’être conservateur et de leur laisser faire le jeu.

Lorsque je recolle, je prends une bille à l’extérieur de mon obstable. Un tout petit bout de loader. Un frôlage qui casse et qui change le cours d’un match. Le genre d’erreur que je vais me ressasser des centaines de fois.

Tout s’accélère.
Dynasty lance la machine d’attaque car ils doivent y aller.
C’est un peu le chaos, ils tentent des charges, il y a du déchet. Il reste 45 secondes et on se retrouve à 2 vs 1 mais on ne le sait pas.

Tyler Harmon, joueur de chez Dynasty, fait comme moi contre Xfactor. Il prend son courage à deux mains et il y va. Il lui reste 45 secondes, 20 billes et il est seul face à deux arrières des plus solides dans le business. Den et Loic.

La magie opère.

Si il devait il y avoir une côte sur ce genre de situation, elle pourrait rendre millionnaire le fou qui aurait parié sur Tyler.

Tyler arrive à tuer Loic qui est encore dans la confusion de l’action précédente. Il fonce donc vers notre buzzer, Den en n’est pas loin. Ils se retrouvent à 5 mètres l’un de l’autre. Il reste 25 secondes.
Je suis sur le bord du terrain avec ma vieille trace sur mon loader et je prie. Je prie très fort.

Tyler fait un super shoot sur Den et buzz. Il égalise à 3-3 et il reste 19 secondes de jeu.

Dans les Pitts c’est le chaos, on est abassourdi. Je suis choqué de ce que je viens de voir. Je suis choqué qu’on vienne de jeter notre ticket pour la demi finale à la poubelle. Il faut tout refaire et les mouches ont changé d’âne.

On rentre sur le terrain mais on est encore sous le choc. On veut faire passer ces 19 secondes, se changer les idées et se remotiver pour l’Overtime.
Je me fais shooter au Break, Axel aussi et il prend une Majeure. Alex Rodriguez de Dynasty traverse le terrain, plonge par dessus notre base et buzz le point à 1 seconde de la fin du match.

C’est fait. On est Out. On vient de check-in direction la France. Comme ça.

C’était rapide. Violent. Les choses nous ont glissé des doigts. C’était juste atroce.

5 minutes de silence complet dans les Pitts. On va serrer les mains et on réalise doucement de ce qui vient de nous arriver.

Au delà du fantastique match de Paintball que l’on vient de vivre et faire vivre aux fans de Dynasty. Je réfléchis et je me questionne.
Aurais-je du garder le même tempo de jeu pendant tout le match ? Est ce que l’on aurait pas gagné 5-1 si j’avais continué à jouer comme au début du match ? Pourquoi devrais-je laisser des joueurs si talentueux faire le jeu alors que c’est moi qui mène la dance ?

Ils se sont retrouvés dos au mur telle une bête blessée. Et là, on leur a ouvert la porte.

Je regrette. J’apprends.

Une leçon invisible, impalpable mais si chère. La raison pour laquelle arriver au sommet prend des années et des années. C’est à travers des moments comme ça que l’on apprend le plus.

I had it and I blew it.

Là je suis dans mon avion pour la France et je revois ce cinquième et ce sixième point en boucle. Une torture mentale inévitable. Une torture mentale nécessaire pour devenir le meilleur.
Retour en France et objectif Chantilly pour aller chercher ce titre de champion d’Europe.

YourDecision

Thanks for reading. Peace.

KCoulm

The beginning and the end often happen to look alike, a 20 hour trip, most of the time alone. This time I had Fabrice « Tavarez » Colombo alongside myself on the way to the US. I do hate this never-ending moment but in a way it does help me. It allows me to write, to think, deep thinking. Yeah, when your phone doesn’t ring every 10 seconds it is much easier to go deeper into a subject.

We arrive quite late in Virginia Beach, the team is already there. Loic and Axel come to get us, shower then bed. Commonly known, the first night isn’t the best one. The ones sleeping past than 5am are admired by their team mates.

Breakfast next to the beach with Loic, then we head to the practice field for a day with Houston Heat

The field is great, a bunch of young players welcome us with a bright smile. They fill our pods, get our pods after the points, ref, help us to chrono, bring us ice, watermelon. A kind of dream. A luxury we get used to way too quick. I can’t thank them enough for their help and usefulness.

Paintball wise things are not as bright. The waking up is biting, it does not taste like fresh watermelon)
Houston Heat is a top team worldwide, they started preparing a few days ago. They know the layout better than we do, their jetlag is behind them and their paint is slighly better than ours. (Couldn’t find more excuses)

 

From what I remember, we lost 7 to 23 the first day. The way I see it ? Everybody takes a beating sometimes.
 
The kind of stuff that does not happen to us in Europe.
It’s super warm, lots of humidity, it was a long day. Assessment of the day
A tough practice is a good practice.
 
Back to hotel, quick shower then Beach volley all day.
 
Next day we practice once again with Houston Heat. It doesn’t go significantly better. A little better no doubt.
But we still get our ass kicked and it really starts to piss me off
We win more points than the first day but still, nothing great at all.
 
Our team is composed with 6 Russian players and 4 french players. (4 TonTon). Among the Russians, you can find 2 experienced players, Denis Golev And Kirill Pridhini. The other guys are called « The kids », they are young players who practice a lot (5 times a week), have great technical skills but who are still lacking tournament experience.
During these two days we played with one french squad – except one player – and one Russian squad. The russian squad struggled at practice and it wasn’t significantly better for us.
 
On this layout I found myself playing front / insert on the snake side. I was quite happy with this situation. Insert was a tricky spot with many decisions to make and it was really exciting to play. The front spot was classic but far from easy. Two very technical bunkers to play before the snake and a very powerful Snake corner. The snake also gave lots of options and could be really decisive if played well.
 
We made a quick assessment of our weekend  but there isn’t much to say. We don’t play well, we don’t speak enough, our individual skills are low. A mix of things which bring us to suck.
 
Monday is off, I took this opportunity to take Axel and Fabrice to the closest Crossfit box. We had lots of fun and had a really good rest on our day off as expected (Just kidding).
 
Tuesday we practice with Heat and Impact. This practice was crazy.
 
We arrived earlier than the opponents of the day so we ran drills, breakout shooting and 30 seconds games.
 
Then the practice started.
 
The level was just impressive. Impressive to play, impressive to watch.
The pace is fast, it shoots straight, it moves fast with the right timing, it talks so much on the field.
There is no room for doubt, the smallest mistake is immediatly punished.
 
My feeling after a practice like this is that it requires a tremendous amount of focus, you don’t have half a second to rest during a point. I am not saying we sleep on the field in Europe but here it’s just much faster. Every gunfight is tough and you have to make every move with your maximum speed.We didn’t play much but at the end of the day we were exhausted. Mentally and physically.  The kind of practice that makes you jump so fast in your progression. We felt blessed to have the opportunity to be among these players.
The assessment of the day is, once again, not so bright. We end up with a 7 – 13. The team is playing better than in the beginning of the practice period but our confidence isn’t at it’s best.
Axel started playing on the snake side in the beginning and quickly switched to the Dorito side where he was much more effective.
 
Wednesday is off.
 
On thursday we head to the tournament, we register, run a 30 minutes practice just between us in order to have a first sweat out there. Shoot good Paint and get sensations on this official layout.
 
On friday, you have to fight.
 
First game is against Chicago Aftershock, very confusing game for both sides. We give away points we shouldn’t, Aftersock does the same getting penalties. We are losing 3 – 4 and must score a point with only 2 minutes. French line is on stage. We score the point with 10 seconds left on the clock and their last player (Ronnie 😉 ) gets a major so they will start the last point with 3 players only. We win the game.
 
Definitely not satisfied but a won game is a won game. We know we will need to step up but we stay focused and stay positive.
 
Personally, I am happy to be back in the snake, I had good feelings.
 
Second game against Tampa Bay Damage. It is a crucial game for us. French line starts first. We take the first 3 points with a certain ease. We dominate the snake side breakout, they are running out of solutions.
We play some good Paintball.
 
I play front snake with Mr Colombo behind me and Mr Voulot in the back center. I used to play with these two fellas. The three of us run well together. We take this game 7 – 4. We didn’t really see this coming. We are in a really good posture for playing sunday club with a 2 – 0 record friday evening.  Confidence is showing up. It feels good after two very tough events in the US this season.
We’ll have a massive steak with the whole team and we’ll have a good time.
 
Saturday starts vs San Antonio Xfactor. The last event top 2 team.
The game is tight. Fabrice and I get a major each, very stupid, it doesn’t help the team at all. We are losing 3 – 4 and there is 2’07 on the clock before the next point. For this point I go short to the first temple on the snake side. Trying to survive, get a kill and then push. Xfactor does the same and keeps 5 bodies alive. We quickly Lose Denis. Then Fabrice. Then Axel.
Oops it’s a 2 on 5. Loic and I.
I play on the Snake side vs 2 players, Loic controls the Doritos vs 3 players.
Sitting at my spot won’t make miracles. I need to do something. My opponents keep me under pressure with loads of paint but anyway, I need to go.
They even made a move before me and have one more bunker than I do. I look at the clock, is says 1’05. Odds are not with me but as Mickael says, you miss 100% of the shots you never take.
Still, in my mind I lose confidence, doubts keep coming at me. The chess game is pretty luch lost. How could I possibly win this point. Solutions are not running at me. And I don’t believe in myself anymore.Nevertheless, I will go because that’s the only thing I should do. I use all my courage and heart and think to myself : « You have 1 minute to win this point, let’s see what you’ve got ».
 
There was a huge rain last evening which transformed the snake into a mud fest, quite sticky actually. It makes it harder to play it.
I force my way into the best bunker and I happen to shoot the insert player. Then I immediatly jump to Snake 3. I look up and see 3 perfect targets. I kill 2 and miss the 3rd one who backs up in the back center. G3 already.
I load my last pod on the floor, So i have about 15 paintballs. The snake player moved to the snake corner. There is now 20 seconds left.
I make a 3 ball snaphoot over the top on the snake corner. I do kill him but it takes me 6 seconds to realize it. Then I run to shoot the back center in the back and buzz. I do shoot him but I am 3 seconds short to buzz the point.
 
We lose.
 
This point made me think a lot. The main lesson I get from it is that believing in yourself is the most powerful thing. It will make you 10 times better than what you are now. Believe you can achieve. I killed 5 players in one minute. On the paper it was impossible. Even myself didn’t think it was possible, which I regret a lot.
 
I took a life lesson, and I learn more and more that limiting beliefs is our biggest obstacle in life.
 
This loss isn’t deadly if we take our last game vs Trenton Topgun, weaker team on the paper. The game goes as planned.
I came close to have a point attritubed to myself once again. I manage to make a sneaky move to bunker a player in a 1vs2 situation and then had a big lack of lucidity during the 1vs1, I was 5 meters away from the buzzer. But instead of choosing the easy path I decided to make naked moves. Retardo.
 
We win this game 8 – 3.
 
Let’s move on to sunday club.
 
Sunday morning, quarter final against San Diego Dynasty. Big game!
 
I am really pumped. I believe in myself and my team mates. I know we will win this game and I know how.
I get a good warm up, a good stretch. I feel good in my gear and in my body. My mind is ready.
I decided to start the game with an agressive attitude. I want to be in the snake first and I want to kill people.
 
First points are easy in Paintball. Axel plays great in the doritos, Denis is solid behind him, Loic is on point off the break on the snake side. Fabrice is everywhere. I am in the snake before them and I take people’s lives. I dominate and I know I do. My confidence is high.
We play fast, strong and smart. We have an edge and we can feel it.
We lead 3-1 and 2/3 of the game time went by.
This game is ours.
 
5th point is long, I get to the snake first. I decide to play it more conservative. They also get in the snake. I stop pushing as I did in the first part of the game. I let them have the ball. I let them come and make the mistakes.
I take a brillant shot from the dorito side, a player back up far away from his bunker to shoot 3 balls through the field in a tiny window. 3 of them in my forehead. A collective kill. A smart kill. Team play and communication paid off.
Loic instantly tries to make the snake corner but doens’t make it.
The card castle collapses. 3 – 2.
 
6th point
I lose Fabrice off the break. We kill one Dynasty player. 4 on 4 situation. The point is long, very long. I stay short and control with Loic. Dynasty does the same.
Time flies by. I look at the clock. 3 minutes, 2, 1. My mirror makes a move, I instantly make the same move. I had the opportunity to make this move before but I had decided not to make it and to let them come.
Once I get there I get a ball which slighly hits the outside of my hopper. Almost no paint. A micro piece of hopper. A shot that changes a game. The kind of mistakes I will regret for a decade.
 
Things speed up.
 
Dynasty starts making it happen with big moves because they need to.
Chaos! Run through, people dropping on both sides.
There is 45 seconds left and we find ourselves in a 2 vs 1 situation but we didn’t manage to get this information quick enough.
Tyler Harmon, a Dynasty player does as I did vs Xfactor. He has 45 seconds and 20 balls left. He faces 2 of the most solid back players in the game. Denis and Loic.
 
Magic happens.
 
If there was an odd to bet on such kind of a situation, it could have made a millionnaire of the crazy person who whould have bet Tyler.
 
Tyler manages to kill Loic who is still confused by the chaos on the field. Tyler walks with big steps towards our buzzer. Denis is very close to our buzzer. They end up being 5 meters away from each other. There is 25 seconds left.
I am in the pits with my nasty little hit on my hopper and I pray. I pray a lot.
Tyler makes a great shoot on Denis and buzzes. He ties the game 3-3 with 19 seconds left.
 
In our pits there is chaos, we are stunned. I am shocked from what I have just seen. We have just thrown away our ticket to the semi finals. We have to do it all again. 0 – 0. But without surprise, our edge is far away.
 
We get on the field and we are still shocked. We want to run these 19 seconds and re-focus for the OT point. I get shot off the break, Axel gets a major.
Alex Rodriguez from Dynasty instantly runs through the field, dives over our start base and buzz the point 1 second before the end of the game time.
That’s it. We are out. We just checked-in for France. Just like that.
It went fast. It was violent. Things slipped through our fingers. It was just terrible.
5 full and long minutes of pure silence in the pits. We go onto the field to shake hands and slowly realize what just happened.
 
Beyond the fantastic Paintball game we just went through and offered to Dynasty fans. I think and question myself.
Did I have to keep the same pace during the whole game ?
Would I have won this game 5 – 1 if I had kept playing as in the beginning of the game ?
Why would I let such talented players play their game while I am in the driving seat ?
They were facing a wall and were solutionless and I decided to open the door for them. Well, that’s the feeling I have at this moment.
 
I have regrets and I learn.
 
An invisible lesson, invisible but so valuable. The reason why it takes years and years to get to the top. It is through moments like those that we learn the most.
I had it and I blew it.
 
Now I am on the plane on my way back and I keep replaying this fifth and sixth point again and again. An inevitable mental torture to become the best.
Back to France, next goal is Chantilly to go get this European champion title.
#YourDecision
 
Thanks for reading. Peace.
KCoulm #90

L’enfer du dimanche – Any given sunday

Al-Pacino

[ENGLISH VERSION BELOW]

10 ans de Paintball de compétition dans les jambes, 8 saisons au plus haut niveau. Plus de 40 compétitions européennes. Des moments forts et des moments de doutes, mais ce weekend là, à n’en pas douter, ce fut un gros moment de doute.
Le rappel qu’un sport collectif est avant tout collectif.
Le rappel qu’avoir sa place sur le terrain vaut beaucoup. Bien plus que l’on ne le pense.
Le rappel cinglant que le sport de haut niveau ne laisse pas la place au doute.
Du 1 au 5 juillet j’étais en déplacement à Basildon, UK pour la troisième manche des championnats d’Europe par équipe de Paintball de compétition.
Ce tournoi avait un goût particulier pour moi puisqu’il regroupait trois tournois en un.
Le premier et le plus important, celui avec mon équipe, Toulouse Tonton, pour lequel nous étions 1er ex aequo au classement général pour le titre de champion d’Europe.
Celui en individuel, pour lequel j’ai eu de très bonnes performances l’année dernière mais cette année j’avais encore tout à prouver.
Et enfin celui avec l’Equipe de France. J’ai eu la chance de faire à nouveau partie de la sélection.
3 tournois en 1, ça parait fou mais c’est pas pour rien qu’on se butte tous les jours au Crossfit hein.
Aujourd’hui j’ai décidé de raconter mon tournoi avec Toulouse Tonton.
Après une préparation assez mitigée ou je me retrouve sur un poste d’insert car Franck Chambon et Axel Gaudin ont commencé à appréhender les 2 postes « d’attaquants » que le terrain propose et ils les jouent à merveille.
J’ai donc l’opportunité de jouer à un poste inhabituel pour moi mais j’envisage ce challenge avec beaucoup d’envie.
Malgré mon envie, mes performances ne sont pas celles que je peux montrer à l’attaque, mon poste de prédilection.
Sur la manche de LNP de Paris j’ai un Edge sur mes adversaires, ça sera suffisant pour remporter le tournoi mais je me rend doucement compte que ça ne suffira pas lors d’une demi finale des championnats d’Europe, mon Coach Pascal Hausser s’en rend également doucement compte.
Toulouse Tonton et son coach Pascal ont un fonctionnement bien particulier qu’on ne retrouve pratiquement chez personne d’autre. L’équipe possède un roster « Shortstack », un sous-effectif choisi et assumé. 6 joueurs pour une saison complète. Un choix risqué en cas de blessure ou de mauvaise performance de plusieurs joueurs, mais un choix très performant quand on a un 5 qui est en forme.
J’apprécie beaucoup ce système de jeu, d’après moi il est essentiel de jouer tous – ou presque – les points d’un match pour être réellement au meilleur niveau de sa performance possible.
Pascal a l’habitude d’avoir un 5 majeur qu’il fera jouer tant que l’équipe se montre performante. La fatigue éventuelle d’un joueur ne fait pas réellement partie de ses calculs car d’après sa philosophie, si on veut être un joueur de très haut niveau il faut être capable de jouer tous les points, philosophie que je rejoins.
Lors de la première manche des championnats d’Europe c’est Franck Chambon qui s’est retrouvé 6ème et qui a très peu vu la couleur du turf, lors de la deuxième manche ce fut Brice Gaudin.
Pour la troisième manche il fallait donc un candidat.
C’est très dur de se retrouver 6ème quand l’équipe joue bien, c’est évidemment frustrant car dans un sens on se sent bien pour l’équipe car elle gagne, mais frustré car on est sur le banc de touche.
Pour ma part je connais les règles et je les accepte. J’aime jouer tous les points quand je suis « on fire » et j’accepte de tourner tous les points quand ce n’est pas mon jour.
C’est un système que j’apprécie donc je n’ai pas à me plaindre si je devais être le 6ème.
14 de route plus tard pour arriver à Basildon en camion avec le stand DROM, une petite nuit de 3h dans un bon vieux formule 1 des familles. On monte le stand DROM en 2h puis il est temps pour moi de me préparer pour le dernier Practice sur le terrain officiel avant le début de la compétition.
Le cauchemar ne fait pas le timide. 1h d’enfer pour moi. En plus de ça on se prend un orage sur la tête.
Je joue mal. Très mal.
Je ne suis pas dedans.
Pascal le voit rapidement et m’essaye à toutes les positions pour me sortir de mon trou. Rien à faire.
Chaque point qui passe je m’enfonce de plus en plus. Mon mental s’affaibli de minute en minute. Je n’ose plus rien faire sur le terrain, la lumière s’éteint à petit feu.
Pas besoin de vous expliquer pourquoi je sais d’avance que le lendemain midi je ne serai pas dans le 5 majeurs.
Le lendemain, comme prévu, j’arbore le banc de touche avec beaucoup de sérénité.
Pascal me fait rentrer 2 points mais pas de miracles, ça ne sera pas fameux. Imaginez la difficulté mentale à surmonter quand on vous appelle pour rentrer. Il va non seulement falloir oublier tout ce qui s’est passé avant, mais en plus de ça il va falloir prouver, là, maintenant, tout de suite. Pas dans 3 points, pas dans 15 minutes. Ici ou jamais.
C’est une situation que beaucoup de rookies rencontrent, on a très peu d’opportunités, beaucoup de pressions, et en plus de ça il va falloir sur-performer.
Pascal a la présence d’esprit de me rappeler que je n’ai rien à prouver mais ça ne changera pas mon destin sur ce match là.
L’équipe joue dans la douleur et s’impose face à Paris Carnage 4 – 3.
Le deuxième match contre Frankfurt Syndicate sera également un match difficile, remporté 4 – 2. Je ne jouerai pas un point sur ce match.
Je suis considéré par beaucoup comme un bon joueur, j’ai plusieurs sélections en équipe de France, je suis champion en titre en individuel en Europe, je suis Champion de France. J’ai 10 ans d’expérience dans ce sport.
Pourtant à l’instant présent je suis à la case départ.
Une belle leçon de vie, une belle leçon de sport.
Une leçon à prendre avec passion, une leçon qui fait grandement avancer.
Il y a quelques années, avec un peu moins de maturité je pense que j’aurais eu beaucoup de mal à prendre cette situation de façon constructive.
J’étais fier de le prendre avec bonne humeur ce jour là.
Je suis un compétiteur et je veux être le meilleur. Je veux amener mon équipe au sommet. C’est un moment difficile mais il fait partie de la vie d’une équipe et de la vie d’un compétiteur et il me rendra vraisemblablement plus fort à l’avenir.
Le samedi il nous reste un match de qualification contre Amsterdam Heat, équipe plus faible sur le papier, notre qualification est déjà quasi assurée.
Pascal me donne des reps et me fait jouer à un nouveau poste, il me fait tourner avec Franck en tant qu’attaquant côté snake.
J’ai enfin des sensations, je tue des gens et je sors peu à peu la tête de l’eau.
On s’impose 5 – 1.
Le tirage au sort de notre quart de final est assez favorable, nous jouerons London Nexus qui fait une saison très moyenne.
Je ne jouerai pas ce match, l’équipe agit en rouleau compresseur et s’impose 5 – 0. C’est un plaisir de les voir.
En demi finale nous rencontrerons les russes / américains Polar Bears. Ils viennent de sortir une tête de série en quart de finale. Le match s’annonce dur.
Pascal décide de rapidement me faire rentrer pour jouer un jeu plus conservateur que Franck.
Polar Bears tue un à deux joueurs à chaque Break, ce n’est pas notre cas. La sanction est sans appel, on s’incline 1 – 5.
Notre dernier match se jouera face aux Tchèques renforcés de 3 Américains ML Kings.
Je jouerai environ la moitié des points sur ce match dont quelques bons points, on s’impose 5 – 2 et on valide une 3ème place sur le tournoi.
Cette troisième place nous hisse à la première place provisoire du classement général. La 4ème et dernière manche à Chantilly sera bel et bien décisive.
Je vous donne rendez vous à Chantilly, sur le terrain, plus aiguisé que jamais. Prêt à aller chercher ce titre de champion d’Europe. #Tonton4ever
Peace.

10 years of competitive Paintball, 8 seasons at the highest level in this sport. More than 40 European tournaments, more than 10 US pro tournaments. Ups and downs, but that weekend was, without a doubt, one of those downs.
 
A violent reminder that sport at the highest level has no room for doubt.
A reminder that a team sport is first of all about the team.
A reminder that being a starter in your team is worth a lot. Much more than you probably thought.
 
From the 1st to the 5th of July 2015, I was at the 3rd leg of the Competitive Paintball European championship in Basildon, UK.
This tournament had a special taste for me since it would be three tournaments in one.
 
The first and the major one was with Toulouse TonTon, we were tied in first place overall with Houston Heat before this 3rd tournament.
The 1vs1 tournament for which I did pretty good last season but still have to prove myself this year.
Lastly a side tournament with the French National team, I was lucky enough to make it again this year.
 
3 tournaments in 1, sounds odd but I would be lying if said I didn’t like it. Lots of Paintball, lots of wins to take. And I am not crossfitting like a mad man for nothing. 🙂
 
Today I want to speak a little of my tournament with TonTon.

My preparation on this layout wasn’t the best I have had. I found myself playing as an insert, having to make kills of the break but also survive, making decisions in the early and post early game which were often tricky – Should I push ? Should I hold ? – That is definitely not the position where I am the best at but I took upon this challenge with the will to learn and do well.
This a layout offered 2 spots for the attackers, those were taken by Franck Chambon in the Snake and Axel Gaudin in the doritos. They were playing those spots smartly and very efficiently so there was nothing I had to worry about.
Despite my will to do good at this unusual job for me, I felt my edge on my opponents wasn’t the one I am used to having while playing as an attacker.
 
At the french championship tournament the week before Basildon, we took the win, I did have an edge on my opponents but I felt it wouldn’t be enough while playing against the Europeans / American big dogs.
My coach, Pascal Hausser, also seemed to be realizing this.
 
TonTon and their Coach Pascal have quite a unique way of running the team. This season we are only 6 players within the team. This situation isn’t due to an injury or somebody leaving the team. It’s a decision the team made at the beginning of the season. It is a risky move because anything can happen, injuries, low efficiency on the field from many players.
On the other hand, it is a super efficient system when your major five players are killing it on the field.
 
I am personnally a big fan of this system. To me it is crucial to play every point or almost every point. That’s the only way you can meet your A-Game.
Pascal is used to running the same 5 players as long as they win. If he doesn’t see a need for change, he won’t make the change. And I feel too many coaches make changes they can’t really explain. But we have to keep in mind that any change will require your players to adapt to a new situation.
With Pascal, your potential fatigue from the effort of playing each point is not really something he takes into account. He considers you a professionnal Paintball player and he expects you to be able to play each point.
 
Our two major european events went really well. We made the finals both times and took one win. As you imagine Pascal ran this same line again and again.
In Puget (1st event) it was Franck Chambon, one of the best snake player in the game who found himself in the 6th player position. In Bitburg (2nd tournament) it was Brice Gaudin, one of the upcoming talents in the team.
 

For the third event, if things would go well again, we all expected this to happen again, this only question was to whom. 

It’s obviously hard to find yourself in this 6th player spot when the team plays well. It’s a 2 way frustration because on the one hand the team is winning and on the other hand you are not stepping onto the field.
As far as I am concerned, I am happy to play by these rules. I like to play everypoint when I am on a good day because I know that’s how I will eventually meet my A-game. So I also agree to be this 6th player if things go wrong for me.
 
14 hours of driving later, I make it to Basildon with the DROM crew. A Short night’s sleep of 3 hours then it’s time to set up the booth for the event. After that, it’s time for me to get ready for our last practice on the field before the event starts.
 
This time, my worst nightmare produced itself… 1 hour in hell for me. To make it worse, a thunderstorm goes through us during the practice.
My game is terrible. Really terrible.
 
Pascal sees it quickly and tries me at every position to help me get my head out of the water. But the same thing happens.
Each point my mind goes deeper and deeper. I am trying to fight my own mind and « Be brand new » as Mr Glaze would say but it wouldn’t work.
Anything I try on the field doesn’t work. Then I don’t try anything anymore and I get shot early in the game, everytime.
 
No need to say that I already know I won’t be in the 5 starters next morning.
 
Next morning, as expected I am sitting on the bench, in peace.
Pascal gives me 2 reps but no miracles. It won’t be close to good.
Think about the difficulty to overcome this barrier your mind set up. When your coach says your name you have to jump this fence but you just can’t.
No one cares about your imaginary mental fence, all you are asked to do is to prove it on the field. Now, right now. Not in 3 points, not in 15 minutes. Now or never.
This situation is faced by many rookies, they have a low amount of playing time and lots of pressure on their back, creaing a big mental barrier they have to prove they can overcome; right when they enter the field.
Pascal is smart enough to tell me that I don’t need to prove anything. He is trying to help me fight my mental barrier, which is very smart from him. But it won’t change my faith for this game.
 
The team is not playing great. We win 4-3 against Paris Carnage.
 
The second game against Frankfurt Syndicate was also a grinder, we took the win with a 4 – 2 score. I won’t step on the field in this game.
 
Many consider me as a good player, I have had several selections among the french national team. I am the 2014 1vs1 champion in Europe. I am french champion with my team. I play for legendary teams named Moscow RL and Toulouse TonTon. I have a 10 year background in this sport.
But right at this moment, I am nothing.
 
Such a great life lesson, a great sport lesson.
A lesson to be taken with passion, peace and will. A lesson which teaches you a lot in a very short amount of time.
 
A few years earlier, I think I would have struggled to handle this situation in a constructive way. I was proud to have a smile on my face that day.
 
I love to compete, I want to be the best at what I do. I want to take my team to the top. It’s a rough time but it’s part of the life of a sport competitior and I am convinced it will make me stronger for the future.
 
Saturday we have one last game of prelims against Amsterdam Heat, the weaker team on paper, our qualification is almost garanteed.
Pascal gives me more reps during this game. He puts me in as the snake attacker.
I finally manage to have a few emotions on the field, I kill a few people and the fog slightly goes away.
We take a 5 – 1 win.
 
The quarter final draw is not so bad for us. We will play London Nexus on sunday who has had a rough season.


I won’t play this game, the team is playing in a spectacular way. They are just crushing nexus and take a 5 to nothing win.
 
Semi finals will be against the Polar Bears, they just dominated Breakout Spa which is definitely a big dog. This game should be a big one.
 
Pascal puts me as a starter on the snake attack to play in a more conservative manner.
Polar bears kills one or 2 players off the break each point. We don’t. Score takes care of itself. We lose 1- 5.
Our last game for 3rd place is against ML Kings. I will play half points during this game, some good and bad points. We play well and win 5 – 2.
 
This third place at the event puts us in the first place overall since Houston Heat slip against ML Kings in quarter finals.
The 4th and last leg in Chantilly will be legendary. Anything can happen out there.
 
Now my mind is clearer, the fog went away.  Expect my sword to be sharpened, expect me on the field playing my A-Game in Chantilly.
 
Thanks for reading. Peace.
 
Kevin COULM