L’enfer du dimanche – Any given sunday

Al-Pacino

[ENGLISH VERSION BELOW]

10 ans de Paintball de compétition dans les jambes, 8 saisons au plus haut niveau. Plus de 40 compétitions européennes. Des moments forts et des moments de doutes, mais ce weekend là, à n’en pas douter, ce fut un gros moment de doute.
Le rappel qu’un sport collectif est avant tout collectif.
Le rappel qu’avoir sa place sur le terrain vaut beaucoup. Bien plus que l’on ne le pense.
Le rappel cinglant que le sport de haut niveau ne laisse pas la place au doute.
Du 1 au 5 juillet j’étais en déplacement à Basildon, UK pour la troisième manche des championnats d’Europe par équipe de Paintball de compétition.
Ce tournoi avait un goût particulier pour moi puisqu’il regroupait trois tournois en un.
Le premier et le plus important, celui avec mon équipe, Toulouse Tonton, pour lequel nous étions 1er ex aequo au classement général pour le titre de champion d’Europe.
Celui en individuel, pour lequel j’ai eu de très bonnes performances l’année dernière mais cette année j’avais encore tout à prouver.
Et enfin celui avec l’Equipe de France. J’ai eu la chance de faire à nouveau partie de la sélection.
3 tournois en 1, ça parait fou mais c’est pas pour rien qu’on se butte tous les jours au Crossfit hein.
Aujourd’hui j’ai décidé de raconter mon tournoi avec Toulouse Tonton.
Après une préparation assez mitigée ou je me retrouve sur un poste d’insert car Franck Chambon et Axel Gaudin ont commencé à appréhender les 2 postes « d’attaquants » que le terrain propose et ils les jouent à merveille.
J’ai donc l’opportunité de jouer à un poste inhabituel pour moi mais j’envisage ce challenge avec beaucoup d’envie.
Malgré mon envie, mes performances ne sont pas celles que je peux montrer à l’attaque, mon poste de prédilection.
Sur la manche de LNP de Paris j’ai un Edge sur mes adversaires, ça sera suffisant pour remporter le tournoi mais je me rend doucement compte que ça ne suffira pas lors d’une demi finale des championnats d’Europe, mon Coach Pascal Hausser s’en rend également doucement compte.
Toulouse Tonton et son coach Pascal ont un fonctionnement bien particulier qu’on ne retrouve pratiquement chez personne d’autre. L’équipe possède un roster « Shortstack », un sous-effectif choisi et assumé. 6 joueurs pour une saison complète. Un choix risqué en cas de blessure ou de mauvaise performance de plusieurs joueurs, mais un choix très performant quand on a un 5 qui est en forme.
J’apprécie beaucoup ce système de jeu, d’après moi il est essentiel de jouer tous – ou presque – les points d’un match pour être réellement au meilleur niveau de sa performance possible.
Pascal a l’habitude d’avoir un 5 majeur qu’il fera jouer tant que l’équipe se montre performante. La fatigue éventuelle d’un joueur ne fait pas réellement partie de ses calculs car d’après sa philosophie, si on veut être un joueur de très haut niveau il faut être capable de jouer tous les points, philosophie que je rejoins.
Lors de la première manche des championnats d’Europe c’est Franck Chambon qui s’est retrouvé 6ème et qui a très peu vu la couleur du turf, lors de la deuxième manche ce fut Brice Gaudin.
Pour la troisième manche il fallait donc un candidat.
C’est très dur de se retrouver 6ème quand l’équipe joue bien, c’est évidemment frustrant car dans un sens on se sent bien pour l’équipe car elle gagne, mais frustré car on est sur le banc de touche.
Pour ma part je connais les règles et je les accepte. J’aime jouer tous les points quand je suis « on fire » et j’accepte de tourner tous les points quand ce n’est pas mon jour.
C’est un système que j’apprécie donc je n’ai pas à me plaindre si je devais être le 6ème.
14 de route plus tard pour arriver à Basildon en camion avec le stand DROM, une petite nuit de 3h dans un bon vieux formule 1 des familles. On monte le stand DROM en 2h puis il est temps pour moi de me préparer pour le dernier Practice sur le terrain officiel avant le début de la compétition.
Le cauchemar ne fait pas le timide. 1h d’enfer pour moi. En plus de ça on se prend un orage sur la tête.
Je joue mal. Très mal.
Je ne suis pas dedans.
Pascal le voit rapidement et m’essaye à toutes les positions pour me sortir de mon trou. Rien à faire.
Chaque point qui passe je m’enfonce de plus en plus. Mon mental s’affaibli de minute en minute. Je n’ose plus rien faire sur le terrain, la lumière s’éteint à petit feu.
Pas besoin de vous expliquer pourquoi je sais d’avance que le lendemain midi je ne serai pas dans le 5 majeurs.
Le lendemain, comme prévu, j’arbore le banc de touche avec beaucoup de sérénité.
Pascal me fait rentrer 2 points mais pas de miracles, ça ne sera pas fameux. Imaginez la difficulté mentale à surmonter quand on vous appelle pour rentrer. Il va non seulement falloir oublier tout ce qui s’est passé avant, mais en plus de ça il va falloir prouver, là, maintenant, tout de suite. Pas dans 3 points, pas dans 15 minutes. Ici ou jamais.
C’est une situation que beaucoup de rookies rencontrent, on a très peu d’opportunités, beaucoup de pressions, et en plus de ça il va falloir sur-performer.
Pascal a la présence d’esprit de me rappeler que je n’ai rien à prouver mais ça ne changera pas mon destin sur ce match là.
L’équipe joue dans la douleur et s’impose face à Paris Carnage 4 – 3.
Le deuxième match contre Frankfurt Syndicate sera également un match difficile, remporté 4 – 2. Je ne jouerai pas un point sur ce match.
Je suis considéré par beaucoup comme un bon joueur, j’ai plusieurs sélections en équipe de France, je suis champion en titre en individuel en Europe, je suis Champion de France. J’ai 10 ans d’expérience dans ce sport.
Pourtant à l’instant présent je suis à la case départ.
Une belle leçon de vie, une belle leçon de sport.
Une leçon à prendre avec passion, une leçon qui fait grandement avancer.
Il y a quelques années, avec un peu moins de maturité je pense que j’aurais eu beaucoup de mal à prendre cette situation de façon constructive.
J’étais fier de le prendre avec bonne humeur ce jour là.
Je suis un compétiteur et je veux être le meilleur. Je veux amener mon équipe au sommet. C’est un moment difficile mais il fait partie de la vie d’une équipe et de la vie d’un compétiteur et il me rendra vraisemblablement plus fort à l’avenir.
Le samedi il nous reste un match de qualification contre Amsterdam Heat, équipe plus faible sur le papier, notre qualification est déjà quasi assurée.
Pascal me donne des reps et me fait jouer à un nouveau poste, il me fait tourner avec Franck en tant qu’attaquant côté snake.
J’ai enfin des sensations, je tue des gens et je sors peu à peu la tête de l’eau.
On s’impose 5 – 1.
Le tirage au sort de notre quart de final est assez favorable, nous jouerons London Nexus qui fait une saison très moyenne.
Je ne jouerai pas ce match, l’équipe agit en rouleau compresseur et s’impose 5 – 0. C’est un plaisir de les voir.
En demi finale nous rencontrerons les russes / américains Polar Bears. Ils viennent de sortir une tête de série en quart de finale. Le match s’annonce dur.
Pascal décide de rapidement me faire rentrer pour jouer un jeu plus conservateur que Franck.
Polar Bears tue un à deux joueurs à chaque Break, ce n’est pas notre cas. La sanction est sans appel, on s’incline 1 – 5.
Notre dernier match se jouera face aux Tchèques renforcés de 3 Américains ML Kings.
Je jouerai environ la moitié des points sur ce match dont quelques bons points, on s’impose 5 – 2 et on valide une 3ème place sur le tournoi.
Cette troisième place nous hisse à la première place provisoire du classement général. La 4ème et dernière manche à Chantilly sera bel et bien décisive.
Je vous donne rendez vous à Chantilly, sur le terrain, plus aiguisé que jamais. Prêt à aller chercher ce titre de champion d’Europe. #Tonton4ever
Peace.

10 years of competitive Paintball, 8 seasons at the highest level in this sport. More than 40 European tournaments, more than 10 US pro tournaments. Ups and downs, but that weekend was, without a doubt, one of those downs.
 
A violent reminder that sport at the highest level has no room for doubt.
A reminder that a team sport is first of all about the team.
A reminder that being a starter in your team is worth a lot. Much more than you probably thought.
 
From the 1st to the 5th of July 2015, I was at the 3rd leg of the Competitive Paintball European championship in Basildon, UK.
This tournament had a special taste for me since it would be three tournaments in one.
 
The first and the major one was with Toulouse TonTon, we were tied in first place overall with Houston Heat before this 3rd tournament.
The 1vs1 tournament for which I did pretty good last season but still have to prove myself this year.
Lastly a side tournament with the French National team, I was lucky enough to make it again this year.
 
3 tournaments in 1, sounds odd but I would be lying if said I didn’t like it. Lots of Paintball, lots of wins to take. And I am not crossfitting like a mad man for nothing. 🙂
 
Today I want to speak a little of my tournament with TonTon.

My preparation on this layout wasn’t the best I have had. I found myself playing as an insert, having to make kills of the break but also survive, making decisions in the early and post early game which were often tricky – Should I push ? Should I hold ? – That is definitely not the position where I am the best at but I took upon this challenge with the will to learn and do well.
This a layout offered 2 spots for the attackers, those were taken by Franck Chambon in the Snake and Axel Gaudin in the doritos. They were playing those spots smartly and very efficiently so there was nothing I had to worry about.
Despite my will to do good at this unusual job for me, I felt my edge on my opponents wasn’t the one I am used to having while playing as an attacker.
 
At the french championship tournament the week before Basildon, we took the win, I did have an edge on my opponents but I felt it wouldn’t be enough while playing against the Europeans / American big dogs.
My coach, Pascal Hausser, also seemed to be realizing this.
 
TonTon and their Coach Pascal have quite a unique way of running the team. This season we are only 6 players within the team. This situation isn’t due to an injury or somebody leaving the team. It’s a decision the team made at the beginning of the season. It is a risky move because anything can happen, injuries, low efficiency on the field from many players.
On the other hand, it is a super efficient system when your major five players are killing it on the field.
 
I am personnally a big fan of this system. To me it is crucial to play every point or almost every point. That’s the only way you can meet your A-Game.
Pascal is used to running the same 5 players as long as they win. If he doesn’t see a need for change, he won’t make the change. And I feel too many coaches make changes they can’t really explain. But we have to keep in mind that any change will require your players to adapt to a new situation.
With Pascal, your potential fatigue from the effort of playing each point is not really something he takes into account. He considers you a professionnal Paintball player and he expects you to be able to play each point.
 
Our two major european events went really well. We made the finals both times and took one win. As you imagine Pascal ran this same line again and again.
In Puget (1st event) it was Franck Chambon, one of the best snake player in the game who found himself in the 6th player position. In Bitburg (2nd tournament) it was Brice Gaudin, one of the upcoming talents in the team.
 

For the third event, if things would go well again, we all expected this to happen again, this only question was to whom. 

It’s obviously hard to find yourself in this 6th player spot when the team plays well. It’s a 2 way frustration because on the one hand the team is winning and on the other hand you are not stepping onto the field.
As far as I am concerned, I am happy to play by these rules. I like to play everypoint when I am on a good day because I know that’s how I will eventually meet my A-game. So I also agree to be this 6th player if things go wrong for me.
 
14 hours of driving later, I make it to Basildon with the DROM crew. A Short night’s sleep of 3 hours then it’s time to set up the booth for the event. After that, it’s time for me to get ready for our last practice on the field before the event starts.
 
This time, my worst nightmare produced itself… 1 hour in hell for me. To make it worse, a thunderstorm goes through us during the practice.
My game is terrible. Really terrible.
 
Pascal sees it quickly and tries me at every position to help me get my head out of the water. But the same thing happens.
Each point my mind goes deeper and deeper. I am trying to fight my own mind and « Be brand new » as Mr Glaze would say but it wouldn’t work.
Anything I try on the field doesn’t work. Then I don’t try anything anymore and I get shot early in the game, everytime.
 
No need to say that I already know I won’t be in the 5 starters next morning.
 
Next morning, as expected I am sitting on the bench, in peace.
Pascal gives me 2 reps but no miracles. It won’t be close to good.
Think about the difficulty to overcome this barrier your mind set up. When your coach says your name you have to jump this fence but you just can’t.
No one cares about your imaginary mental fence, all you are asked to do is to prove it on the field. Now, right now. Not in 3 points, not in 15 minutes. Now or never.
This situation is faced by many rookies, they have a low amount of playing time and lots of pressure on their back, creaing a big mental barrier they have to prove they can overcome; right when they enter the field.
Pascal is smart enough to tell me that I don’t need to prove anything. He is trying to help me fight my mental barrier, which is very smart from him. But it won’t change my faith for this game.
 
The team is not playing great. We win 4-3 against Paris Carnage.
 
The second game against Frankfurt Syndicate was also a grinder, we took the win with a 4 – 2 score. I won’t step on the field in this game.
 
Many consider me as a good player, I have had several selections among the french national team. I am the 2014 1vs1 champion in Europe. I am french champion with my team. I play for legendary teams named Moscow RL and Toulouse TonTon. I have a 10 year background in this sport.
But right at this moment, I am nothing.
 
Such a great life lesson, a great sport lesson.
A lesson to be taken with passion, peace and will. A lesson which teaches you a lot in a very short amount of time.
 
A few years earlier, I think I would have struggled to handle this situation in a constructive way. I was proud to have a smile on my face that day.
 
I love to compete, I want to be the best at what I do. I want to take my team to the top. It’s a rough time but it’s part of the life of a sport competitior and I am convinced it will make me stronger for the future.
 
Saturday we have one last game of prelims against Amsterdam Heat, the weaker team on paper, our qualification is almost garanteed.
Pascal gives me more reps during this game. He puts me in as the snake attacker.
I finally manage to have a few emotions on the field, I kill a few people and the fog slightly goes away.
We take a 5 – 1 win.
 
The quarter final draw is not so bad for us. We will play London Nexus on sunday who has had a rough season.


I won’t play this game, the team is playing in a spectacular way. They are just crushing nexus and take a 5 to nothing win.
 
Semi finals will be against the Polar Bears, they just dominated Breakout Spa which is definitely a big dog. This game should be a big one.
 
Pascal puts me as a starter on the snake attack to play in a more conservative manner.
Polar bears kills one or 2 players off the break each point. We don’t. Score takes care of itself. We lose 1- 5.
Our last game for 3rd place is against ML Kings. I will play half points during this game, some good and bad points. We play well and win 5 – 2.
 
This third place at the event puts us in the first place overall since Houston Heat slip against ML Kings in quarter finals.
The 4th and last leg in Chantilly will be legendary. Anything can happen out there.
 
Now my mind is clearer, the fog went away.  Expect my sword to be sharpened, expect me on the field playing my A-Game in Chantilly.
 
Thanks for reading. Peace.
 
Kevin COULM

DROM ça veut dire quoi au fait ?

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DROM a été fondé il y a maintenant un peu plus de 2 ans par Sofian Bettayeb et moi même.
Il a rapidement été clair que notre mission à travers DROM serait de penser, développer et commercialiser les équipements les plus innovants, performants et stylés pour le Paintball sportif.
En un peu plus de deux ans nous sommes assez fiers du chemin que nous avons parcouru sachant que nous sommes partis de rien ou presque.
Nos locaux sont situés proche de Montpellier, nous sommes en phase d’ouvrir un deuxième bureau sur la zone d’Annecy. La region ayant un riche potentiel d’entreprises dans les sports Outdoors, nous avons décidé d’exporter notre R&D et nos développements produits là bas.
Notre local principal quant à lui restera à Montpellier.
D’autres nouvelles très excitantes arriveront dans les mois à venir et nous avons vraiment hâte de les partager avec vous et d’essayer de faire grandir le Paintball tous ensemble. (Grandir pas seulement au sens de la taille)
Beaucoup de gens se demandent si « DROM » a une signification particulière, effectivement il y en a une et elle est directement corrélée avec les valeurs clés de la marque.
DROM est l’acronyme de la phrase suivante : Different Regarding Our Mentality. ( En français : Différent au regard de notre mentalité).
Ceux qui nous connaissent savent de quoi il s’agit. Depuis que nous avons débarqué sur le marché de l’équipement de Paintball sportif nous nous sommes clairement démarqués de ce qui se fait généralement.
Certains aiment, d’autre moins; Mais ce qui est sûr c’est que nous sommes différents.
Différents par notre approche du Paintball.
Différents par notre approche de ce sport.
Différents par notre approche du design et du style.
Sofian et moi sommes de grands passionnés de sport. Sofian est un ancien Triathlète professionnel, il va d’ailleurs participer à l’Ironman de Nice dans quelques jours.
Cette passion commune nous a amené à créer DROM, pas seulement car c’était une opportunité business. Mais bel et bien car nous voulons changer fondamentalement ce sport en amenant une mentalité différente, une mentalité nouvelle.
Une mentalité de sportifs, de passionnés. A long terme, nous voulons redéfinir l’expérience Paintball.
En toute logique, le sport et la passion sont deux des valeurs clés de DROM.
La prochaine fois qu’on vous demande ce que veut dire DROM, plus le droit de botter en touche. 😉

#Style – Vous portez quoi sur votre tête en jeu ?

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Question anodine voire inutile pour certains. Certains y prêtent une grande attention, d’autres n’en ont absolument rien à faire. Dans un sport collectif où l’équipement est en grande majorité uniformisé au sein d’une même équipe, le headgear – l’équipement de tête littéralement en français – est un peu similaire à la chaussure pour un joueur de football.

C’est un peu le moment de se lâcher, de s’exprimer, de se démarquer. C’est parfois là qu’on a un peu plus de liberté que d’habitude.

Dans le Paintball on retrouve 3 grandes catégories de Headgear :

– Le bonnet

– Le bandeau

– Le sandana

Chacun y va à sa manière, parfois on retrouve des combinaisons. Certains sont très attachés à leur combinaison, j’en sais quelque chose puisque j’ai porté le même « Green Beanie » chez Marseille ICON pendant près de 5 ans. Et puis un beau jour on passe à autre chose.

En France et en Europe, je trouve que l’on retrouve beaucoup moins la culture du headgear. Au contraire aux USA c’est un sujet très complexe. 🙂

Sachant que j’ai été un addict inconditionné du forum Américain PBnation, je me suis imprégné de cette culture et j’ai été impressionné par la dimension que cela pouvait prendre.

Certains bandeaux de la marque « Sandana », qui ne sont plus produits et qui sont donc de plus en plus rares, deviennent de réelles pièces de collection avec parfois des prix qui avoisinent les 1000 euros.

Phénomène complètement absurde pour la majorité des joueurs qui n’y voient qu’un simple bout de tissu fonctionnel. Dans ces cas extrêmes, c’est tout simplement de l’art. Il n’y a plus de logique entre le fonctionnel et le prix.

Il y a quelques années j’ai fait une bonne affaire sur PBnation pour un bandeau assez rare, je l’ai évidemment utilisé un bon nombre de fois et il commençait sérieusement à partir en morceau. Ca n’a pas empêché certains joueurs Américains de m’envoyer des messages privés pour me faire des offres de rachat à 100 euros.

J’ai d’ailleurs perdu ce bandeau il y a quelques mois (RIP).

Au fait, quel est l’objectif fonctionnel de notre headgear ?

Pour moi ça a plusieurs fonctions, tout d’abord ça me permet de mieux stabiliser mon masque sur ma tête, ensuite ça m’évite d’avoir de la transpiration qui coule sur mon visage pendant l’effort. Ca a également une petite fonction de protection des billes car prendre une bille sur le front à nu ça ne fait pas nécessairement du bien.

Et enfin c’est une question de style.

Actuellement je porte un bandeau + bonnet quand la température est fraîche et un bandeau simple quand il commence à faire chaud.

Quels sont les headgears les plus portés ?

Un phénomène intéressant à remarquer c’est l’histoire d’HK Army. Je pense qu’un bon nombre de joueurs français et Européen ne connaissent pas les fondements de cette marque et ces derniers sont directement liés au sujet du Headgear.

HK Army ou Hostile Kids Army était un groupe de jeune californiens jouant au Paintball pour le fun. Voyant que leur groupe prenait de l’ampleur ils décidèrent de créer une ligne de bandeau. A l’époque je ne pense vraiment pas que ça avait une quelconque portée business, je ne pense pas qu’ils pensaient à un seul moment que cela allait devenir une réelle entreprise.

Porter un bandeau HK Army est devenu « trendy » chez les joueurs pros Américains, c’était un peu la touche rebelle, la touche underground. Le concept explose, les bandeaux sont demandés dans le monde entier et HK Army devient une marque qui fait des Longsleeves, des Tshirts et qui continuera à se développer jusqu’à devenir la marque qu’elle est aujourd’hui. Une très belle success story.

Il y a quelques années, j’ai remarqué que les Headgear DYE n’était vraiment pas très populaires et je m’étais questionné sur la raison de cette impopularité.

Etait-ce une question de style ou de performance ? je ne crois pas.

On retrouve un large choix de bandeaux, bonnets et sandanas chez DYE. Pourtant un joueur pro n’a généralement pas vraiment envie de porter du DYE sur sa tête, moi le premier.

D’après mon analyse, la raison derrière ça est la suivante. DYE fait de l’équipement ultra performant, pour autant DYE ne représente pas une mentalité. Au contraire HK Army représente clairement une mentalité. C’est le côté Fun & fêtard que l’on connait bien. C’était auparavant le côté underground de cette petite marque californienne.

Ce n’est donc pas toujours la performance ou le style qui déterminera l’envie à un consommateur d’acheter un produit. Ce sera parfois l’âme du produit. On retrouve la même chose avec du Apple, utiliser des produits Apple c’est « Think Different ». C’est montrer une mentalité et un état d’esprit.

Il y a également les bandeaux de nos amis de chez Bunker Kings, avec leur légendaire « We kill suckers ». Ces derniers avaient également pris la vague de la mode et du côté underground il y a quelques années, tout le monde voulait un bandeau BK car c’était la classe. Tout le monde voulait être un King et c’était encore une fois clairement une question de mentalité. Vouloir appartenir à un groupe, à une pensée.

Il y a peu de temps on a vu apparaître des bandeaux customisés à l’effigie d’équipe. Je trouve ces bandeaux généralement pauvre en terme de style.

Mon avis c’est que le headgear doit rester sobre et classe. Avoir trop de couleurs sur sa tête ça fait vite l’effet clown.

Avec DROM nous allons nous aussi créer du Headgear dans les mois qui arrivent. J’espère que les gens porteront ces produits pour leur style et leur performance mais également pour la mentalité derrière ces produits.

J’espère que porter un headgear DROM enverra un message fort.

J’espère que les gens qui porteront ces headgears représenteront fièrement les valeurs de la marque. Celles du sport, du dépassement de soi, de la performance.

Et vous comment vous choisissez votre Headgear ? 😉

 

#YourDecision, c’est quoi au juste ?

Une valeur, un état d’esprit, une mentalité.

Vous avez peut être vu passer le Hashtag #YourDecision sur les réseaux sociaux. Vous vous êtes peut être demandé ce qu’il voulait dire. Je vais essayer de vous donner sa signification, du moins la notre à DROM.

Sofian et moi ayant toujours été des sportifs compétiteurs, nous avons cultivé la méritocratie – on ne récolte que ce que l’on sème.

Par exemple Usain Bolt qui, le jour de pâques, s’entraîne. Comme chaque jour. Ses performances exceptionnelles sont le pur fruit de son travail. Usain aurait pu aller profiter de ce jour pour le passer auprès de ses proches, se reposer, faire la fête. Mais non, il en a décidé autrement.

 

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Cette situation représente assez bien le #YourDecision. C’est le simple fait que nous sommes maîtres de notre destin, nous sommes les décisionnaires pour notre avenir.

Ceci s’applique dans le sport de très haut niveau mais pas que. Quand vous faites face à un choix difficile dans votre vie, devant la nécessité de faire un acte de générosité, etc. Vous êtes encore une fois seul décisionnaire. Tout est décision. Du moment où vous vous levez le matin jusqu’à votre coucher.

J’ai récemment revu un intérieur sport du Joakim Noah où il racontait quelque chose que j’ai trouvé passionnant. Quand il avait douze ans, il savait déjà que le Basketball représentait la passion de sa vie. Il avait un mentor avec qui il s’entrainait, un homme plus âgé qu’il surnommait « Mr Green ». Sa mère et sa soeur partaient aux Bahamas en vacance et Joakim était évidemment prévu dans le voyage. Mais pour lui impossible de rater des jours d’entrainement, tout simplement inconcevable.

Ca devait et ça doit surement toujours paraître ahurissant pour beaucoup de gens.

« Qu’est ce que cela va faire si tu rates 2 jours d’entrainement ? Surtout que tu n’as que douze ans, c’est pas ça qui va te changer la vie. »

« C’est bon! Tu t’es entrainé toute la semaine, ne sois pas bête. »

Encore mieux pour Usain Bolt :

« Allez Usain, c’est ton anniversaire, c’est le nouvel an, c’est pâques. Tu t’es entrainé tous les jours de l’année, tu peux bien te reposer aujourd’hui. »

J’essaye juste d’imaginer le genre de phrases qu’ils ont du entendre énormément à leurs débuts et qu’ils doivent surement encore entendre. Ce qu’ils font n’est pas « normal ». Ca n’a pas de sens pour la plupart des gens. Le sens paraît plus évident quand ils battent des records du monde.

A chaque fois que je fais quelque chose qui paraît anormal pour mon entourage, je me dis que c’est là que je fais la différence. Et c’est bel et bien Joakim et Usain qui m’inspirent dans cet élan.

Ils ont tous deux fait un choix clair, être les meilleurs dans leur discipline car c’est ce qu’ils aiment plus que tout. Et cela représente exactement le #YourDecision

Quand j’ai commencé le Paintball, j’ai sacrifié tous mes weekends pendant plusieurs années. Je ne partais jamais au ski avec ma classe, j’ai raté un bon nombre de weekends où on m’a à chaque fois répété inlassablement : Pourquoi ?

Moi même je ne savais pas réellement l’expliquer, c’était comme ça, le weekend je m’entrainais. Quoi qu’il arrive je m’entrainais. C’était la priorité numéro 1 de ma vie.

J’avais une vision à l’époque inconsciente, c’était de faire parti des tous meilleurs. Je ne regrette aucun de mes sacrifices, je n’en veux pas aux gens qui n’ont pas compris la raison de mes choix. Et surtout, mon message s’adresse à tous les jeunes ou moins jeunes qui font quelque chose d’incompris par leur entourage, c’est en faisant quelque chose qui sort de la convention que vous faites la différence, battez vous et assumez #YourDecision.

J’ai eu exactement le même regard au moment où j’ai co-fondé DROM : pourquoi ?

Pourquoi partir de zéro ?

Pourquoi cette ambition alors que ça semble impossible ?

Pourquoi ?

Grâce à mon expérience précédente dans le sport je sais dorénavant que ces interrogations autour de nous ne doivent en aucun cas nous décourager, elles sont d’ailleurs maintenant mon moteur.

La vie est une suite de décisions que vous allez prendre et la différence entre des gens heureux et des gens malheureux va donc se créer via ces décisions du quotidien.

Nous avons décidé de créer DROM il y a maintenant 2 ans, en partant de rien, avec presque pas d’argent, très peu de savoir et d’expérience. Aujourd’hui nous espérons faire un CA annuel vingt fois supérieur à notre investissement initial, nous avons eu la chance de recruter des gens extraordinaires, de développer les produits de nos rêves. En regardant derrière nous on s’aperçoit qu’on a bien avancé, parfois dans la douleur mais que dans l’ensemble nous sommes fiers de nos décisions.

Nos valeurs sont celles du sport, de l’engagement, de la passion et de la performance. Ces valeurs ne sont pas figées dans le temps, elles évoluent avec nous dans notre apprentissage de la vie.

C’est notre décision d’apporter une mentalité nouvelle dans le Paintball sportif, et vous quelle est #YourDecision ?

 

Le Paintball sportif est une startup

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Le Paintball sportif est une startup en plein pivot. Voilà le fond de ma pensée.

Etant fasciné par le monde des startups (définition : Une Startup est une jeune entreprise innovante à fort potentiel de développement, nécessitant un investissement important pour pouvoir financer sa croissance rapide ), j’ai trouvé un parallèle intéressant avec une autre de mes passions : le Paintball sportif.

Une startup naissante est à la constante recherche d’un « product market fit ». Très simplement : un produit qui répond concrètement à un problème, une solution qui satisfait un besoin.

Dans cette quête parfois courte, parfois longue, parfois interminable, il y a souvent des phénomènes de pivot. Un pivot c’est quand une startup décide de modifier quelque chose de fondamental dans son offre, afin d’essayer d’atteindre ce fameux product market fit.

Certaines Startups ne pivotent jamais et trouvent de suite la bonne mayonnaise, certaines pivotent jusqu’à plus de 10 fois avant de trouver le produit / modèle qui fera leur succès planétaire.

Bon dieu, quel est le rapport avec le Paintball sportif ? C’est la question qui vous brûle les lèvres je n’en doute pas.

Le Paintball sportif est né il y a quelques années, c’est un sport naissant qui est constant pivot. Le Paintball sportif n’a, d’après moi, pas encore trouver sa voie, son modèle.
Ce n’est pas grave dans l’absolu, trouver son product market fit peut parfois durer longtemps, il ne faut juste pas que ça soit éternel.

J’entends et je lis souvent des gens proclamer #GrowPaintball. Faire grossir le Paintball sportif est un souhait assez commun à tous ses pratiquants. C’est également un de mes souhaits et l’un des objectifs de DROM.

Le Paintball connait de façon régulière des changements (changements de règles, de format, nouveau format M500, True Semi à la PSP). Personnellement je pense que ces pivots sont nécessaires tant qu’on est pas arrivé à un modèle qui marche et qui est « scalable ».

Je ne suis pas fan de tous les changements, comme vous, par contre je pense qu’ils sont nécessaires. A moins qu’on veuille rester entre nous et ne pas attirer de nouveaux joueurs dans notre sport.
Pour éviter les polémiques, où peut être pour les lancer, je pense que certains de ces changements ne sont pas initiés avec la volonté de faire pivoter le Paintball vers un modèle meilleur & plus facilement « scalable ». Notamment les derniers changements de la PSP, je les trouve globalement bons, mais je reste persuadé qu’ils ne sont pas amenés dans l’optique de faire pivoter le Paintball. Et ça, ça me dérange vraiment.

Je pense que ces changements sont amenés par les industriels qui contrôlent le sport et qui ont une vision beaucoup trop court-termiste du Paintball. Et c’est d’après moi difficilement évitable quand on a un tel conflit d’intérêt.

Une version du Paintball qui pourrait réellement se démocratiser d’après moi ?

1- Séparation entre l’industrie et le sport, c’est les fédérations qui doivent avoir le pouvoir et pas les entreprises. Ces fédérations doivent avec une vision claire et forte et l’imposer à l’industrie qui s’adaptera.
Actuellement les seules problématiques de l’industrie sont comment faire grossir leurs entreprises, mais en aucun cas de faire grossir le Paintball, même si ils en seraient évidemment très heureux. (Ils aiment d’ailleurs bien proclamer le fameux #GrowPaintball)

2- Une pratique abordable, oubliez vos 6 pots dans le dos et votre ramping. Ceci est une hérésie créée par l’industrie. Ce modèle n’est et ne sera jamais scalable. Tirer 1500 billes dans un point est juste impensable pour un sport qui veut grossir.
Le Paintball restera un sport onéreux, mais il peut clairement arrêter d’être un sport ultra élitiste.

Je suis directeur général de DROM Paintball, jeune acteur de l’industrie Paintballistique. J’ai un rêve fou et je ne le lâcherai pas.

Vive le sport.

Kevin COULM

 

Ma préparation off-season

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La saison régulière de Paintball pour moi c’est de Mars à Novembre. Je participe à trois championnats à savoir la LNP (Ligue nationale de Paintball) qui regroupe les meilleures clubs français de Paintball sportif et qui vient d’ailleurs d’être réformé pour la saison 2015.

Je participe également à la CPL (Champion’s League) qui regroupe la crème du Paintball Européen ainsi que quelques grosses écuries Américaines. Comme beaucoup le savent j’ai également participé en 2014 au championnat de 1vs1 organisé par le Millennium Series (organisateur de la CPL) où j’ai eu la chance d’afficher de belles performances.

Enfin je participe à la PSP Pro division qui se passe aux USA via 5 rendez-vous sur la saison. Ce championnat regroupe les meilleures clubs de Paintball sportif dans le monde.

En Europe et en France je fais partie du club Toulouse TONTON. Aux USA je fais partie du club Moscou RL.

Pour résumer ma saison 2014 :

LNP : 1ère place

1vs1 : 1ère place

CPL : 6ème place

PSP : 12ème place

Comme je l’ai récemment déclaré, mon objectif à terme est clairement une 1ère place en CPL et PSP.

Je fais également partie de l’équipe de France avec laquelle nous avons gagné la « Nation cup » en 2014, sorte de 6 nations du Rugby.

Ma saison 2014 s’est terminé sur une belle victoire à la WCA en Malaisie en novembre 2014 avec la France après être venu à bout de Singapour, la Thailand, l’Allemagne, l’Australie et les USA.

La off-season, chacun la vit à sa manière, beaucoup sont adeptes de la #NoOffSeason, d’autres sont plutôt adeptes de la grosse coupure.

De mon côté c’est plus le choix de la coupure, j’ai besoin de faire un break du Paintball, de me changer les idées. Cela me permet de ré-attaquer la saison suivante avec une envie débordante. Il m’est déjà arrivé de faire une quasi overdose de Paintball pendant ma saison 2013. Une saison c’est long, surtout quand on fait PSP et CPL. Pour certains ce n’est pas un problème, pour moi c’est quelque chose à gérer.

Comme le dit si bien Greg Glassman, le fondateur du sport « Crossfit »

Regularly learn and play new sports.

J’aime beaucoup cette vision des choses. Je suis un grand passionné de sport, j’ai d’ailleurs la chance que ça soit une des principales valeurs de DROM, découvrir de nouveaux sports est toujours autant un plaisir. Je me mets doucement au Tennis, j’ai eu la chance de participer et de finir la Saintexpress, un trail nocturne de 44km, je me suis essayé au squash.

Je pense que la compréhension d’un nouveau sport est bénéfique pour son sport. Chaque sport demande de la coordination musculaire et cérébrale. Chaque sport possède des particularités que d’autres ne possèdent pas. Cette diversité est d’après moi très riche, surtout pour un sport comme le Paintball qui est très complet et qui demande d’avoir beaucoup de coordination et de savoir faire pas mal de choses. Courir, sprinter, plonger, sauter, ramper, glisser, tout ça en essayant 10 kilos sur le dos et un lanceur dans les mains, et en prime des gens en face de vous qui vous tirent dessus.

Une autre point clé pour moi dans ma off-season, et depuis 3 saisons maintenant, c’est le Crossfit. Le Crossfit c’est un sport jeune qui rassemble trois activités en une : Haltérophilie, gymnastique et athlétisme. Pour avoir un bref aperçu de à quoi ça ressemble c’est ici.

Ce sport m’intéresse énormément, j’aime sa philosophie, j’aime sa complémentarité. Un nouveau challenge chaque jour. La découverte de son corps, la découverte de ce qu’on est réellement capable de faire. Le retour aux sources. Le Crossfit me permet de travailler ma souplesse, mon endurance, mon cardio, mon explosivité. Tous ces éléments sont prédominants dans le Paintball de compétition d’aujourd’hui.

Comme beaucoup j’avais de gros préjugés sur l’haltérophilie, finalement je trouve cette discipline olympique réellement passionnante, utiliser la coordination et l’explosivité de son corps pour faire des choses tout bonnement impossible. Etant un poids léger ce n’est évidemment pas mon point fort dans le Crossfit, je n’essaye pas plus que ça de progresser dans les charges car je n’ai pas besoin de prendre de poids.

Je ne peux que vous recommander d’essayer le Crossfit. 😉

Autre outil que j’utilise pendant ma off-season et sans modération c’est la vidéo différé. Grâce aux replays de PaintballAccess on a vraiment la possibilité d’apprendre des meilleurs, de décomposer tout ce qu’il se passe. C’est un outil que je trouve souvent sous-estimé, moi je l’utilise à fond et je connais tout par coeur, ce n’est un secret pour personne. 🙂

Et vous, comment préparez vous votre Off-season ?

Le jersey de Paintball, son évolution au fil des années

Le Paintball de compétition a une vingtaine d’année, cela fait 10 ans que je le pratique. Je me suis dis qu’il serait intéressant de retracer l’évolution des maillots de Paintball au cours de ces 20 premières années de notre sport.

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A ses débuts le Paintball a connu des jerseys assez simples, tant en termes de design que de performance.

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Des maillots légers, assez fin, un design assez simple voire basique mais plutôt sport. Pas de possiblité de les customiser si ce n’est mettre un logo sur le panneau avant ou un nombre / chiffre à l’arrière.

Niveau performance un tissu assez classique, léger et pas très renforcé ni eslatisque. Ca faisait le boulot.

Quelques années plus tard, en 2003-2005, le Paintball a d’après moi connu les plus beaux jerseys de son histoire.

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Detroit Strange, Miami Effect, Philly American. Ces jerseys resteront gravés dans ma mémoire car je les trouve sublime et que cette génération est celle qui m’a faite rêver.

En termes de performance pas d’évolution notoire, en termes de style on a quelque chose de plus prononcé, customisé mais pas trop, chaque équipe a clairement son identité mais on reste sur un ton assez sport et agréable.

L’immense majeure partie des joueurs amateurs n’ont pas accès à ce type de maillot customisé, ils sont réservés aux grosses écuries, le reste se contentent des jerseys classiques avec un flocage à leur nom.

A partir de 2007/2008 le maillot de Paintball connaît un tournant dans son histoire. « Grâce », entre autre, à la mondialisation, de plus en plus de sociétés proposent de la customisation abordable pour tout le monde.

A première vue on pourrait se dire que c’est une excellente nouvelle et que l’on va voir de plus en plus de beaux jerseys dans notre sport. Ce n’est, d’après mon humble avis, pas ce à quoi nous avons pu assister.

Effectivement, donner carte blanche à toutes les équipes cela veut dire éliminer toutes les règles.

C’est la course générale à la différentiation, tout le monde veut se démarquer du voisin et avoir sa propre identité.

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Je me permets de penser que ceci ne s’inscrit pas dans la démarche de rendre le Paintball un sport connu et reconnu.

Je pense que comme dans tout sport, il doit y avoir un code à respecter. Il faut que chacun trouve son identité mais dans la simplicité et la finesse.

En termes de performance, ces jerseys nouvelles générations ont connu de réels changement. L’apparition de matière anti-abrasion par exemple, souvent placée au niveau des coudes (zone où l’on retrouve le plus de frottement chez un Paintballer), mais parfois à d’autres endroits, parfois partout. 

Je trouve cette évolution positive dans l’idée, malheureusement elle est parfois abusée et on se retrouve avec des maillots « trop » renforcés, ce qui compromet évidemment la performance globale du maillot.

Pour donner une image parlante, on a parfois l’impression de jouer en Kimono, et c’est plutôt un comble pour un Paintballer. La course à l’armement a ses limites.

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Autre tendance en évolution côté performance : Arrivée de « padding » incrusté dans les maillots.

Encore une fois, je ne trouve pas l’idée stupide bien au contraire. Surtout pour un maillot d’entrainement, ça peut être une excellente chose. Malheureusement encore une fois, cette idée est, d’après moi, abusée par la plupart des fabricants.

Le « padding » est expliqué par deux raisons. La première c’est tout simplement pour amoindrir la douleur lorsqu’on se fait toucher. La deuxième c’est pour augmenter le facteur chance et écoper le plus possible de « bounce » (bille qui n’éclate pas lorsqu’elle vous touche).

D’un point de vu sportif et de performance, ces deux raisons n’ont pas vraiment de sens. Quelqu’un qui veut performer sur un terrain n’a pas besoin de protection anti-douleur, il ne faut pas oublier que ces protections intégrées sont totalement contre-productive pour votre jeu. Vous allez perdre de la dextérité avec votre lanceur, derrière votre obstacle, cela va vous alourdir.

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Le mot « alourdir » vous a peut être fait sourire. Sachez que j’ai devant moi un maillot (je ne citerai pas la marque) qui pèse 550 grammes.

Presque 3 fois plus lourd qu’un maillot de Paintball de première génération.

Sans parler de l’alourdissement exponentiel qui sera provoqué par de la transpiration ou encore pire de la pluie.

Concernant la deuxième raison, à savoir le facteur chance, étant avant tout un immense passionné de sport j’en ai profité pour en parler autour de moi à mes amis ultra-sportifs. Des Triathlètes, des marathoniens, des footballeurs, des Rugbymen.

Echanger de la performance contre de la chance leur a tous, sans exception paru absurde.

Imaginez un cycliste du tour de France avec du padding au cas ou il tombe, ce padding le ralentirait évidemment mais cela l’aiderait à avoir moins mal lors de ses fréquentes chutes. C’est évidemment hors de question pour lui.

Je pense que pour cette question de « bounce » la question est assez simple, sommes nous des sportifs ? des compétiteurs ? Recherchons nous la performance ?

Pour ma part, la réponse est oui.

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Qu’est ce que moi, joueur professionnel de Paintball je recherche dans un maillot ?

En quelques mots : « Un maillot simple avec un design épuré et sportif qui me permettra tout de même de me démarquer des autres équipes. En termes de performance je recherche un maillot léger (environ 250 grammes), flexible et près du corps. Si possible avec un matériau anti-abrasion au niveau des coudes afin qu’il dure au minimum une saison. »

Au fil des années on a pu voir que certaines grosses entreprises Américaines comme EMPIRE ou DYE ont clairement choisi ce chemin en proposant des maillots performants, au design simple mais en enlevant la possibilité de les customiser à sa guise afin de justement avoir la légitimité de s’appeler « sport » et d’avancer dans le bon sens.

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Je leur tire mon chapeau pour leur travail, notamment DYE avec sa gamme UL. Des jerseys performants au design stylé, simple et sportif. Le seul bémol est l’impossibilité de les customiser. (Hormis quelques flocages).

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Avec DROM Paintball nous avons développé un jersey qui répond à deux problématiques majeurs :

1- Avoir un jersey personnalisable, chaque équipe peut se démarquer et créer sa propre identité avec ou sans notre aide. Tout en restant dans un code simple, épuré et sportif.

2- Avoir un jersey réellement performant! Léger, flexible, protégé au niveau des coudes et assez près du corps. Ce produit est en développement depuis plus d’une année et nous sommes très fier de pouvoir dès aujourd’hui l’amener sur le marché du Paintball de compétition.

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Je pense que la réaction doit provenir de tout le monde, des marques, des championnats mais également directement des joueurs.

Afin de faire évoluer le Paintball, ce qu’une majorité d’entre nous voulons, nous devons ensemble travailler afin d’amener une cohérence stylistique et tendre vers la performance dans le but d’être un jour reconnu comme un sport légitime par le grand public.

Si vous avez des remarques, des questions ou que vous voyez des imprécisions dans mon article. Je suis évidemment prêt et heureux de les entendre. Tout ceci est mon humble avis relatant mon expérience personnelle. Je ne critique le travail de personne et je suis pour que l’on avance tous ensemble!

Longue vie à notre sport.

KCoulm